T.Austin-Sparks

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T.Austin-Sparks

Message par debora le Dim 27 Jan - 9:01

T. Austin-Sparks 1888-1971

Théodore Austin-Sparks est né à Londres en 1888, et il fut éduqué en Ecosse. C’est là qu’en 1906 il fut gagné à Christ par le moyen de jeunes chrétiens partageant leur foi dans les rues de Glasgow ; il avait alors 17 ans. Très vite il témoignait à son tour de sa foi en Christ, puis, peu après sa conversion il retourna à Londres.

La communauté évangélique était alors encore fortement sous l’influence du réveil qui pris place au Pays de Galles en 1904 et 1905. Durant ce réveil des milliers de gens donnèrent leurs vies au Seigneur. Dieu avait choisi plusieurs instruments afin d’aider ceux qui s’étaient convertis, parmi eux la figure de proue était Evan Roberts. Les effets du réveil dura jusqu’à environ la fin des années 1920, et ceci grâce au mouvement évangélique qui préconisait une expérience plus profonde avec le Seigneur Jésus Christ. C’est dans ce contexte spirituel favorable que T. Austin-Sparks vécu ses premières années en tant que chrétien. Beaucoup de ceux qu’il appréciait ou avec qui il était en contact étaient impliqués dans ce mouvement de l’Esprit : F. B. Meyer, Oswald Chambers, A. J. Gordon, A. B. Simpson, Andrew Murray, G. Campbell Morgan et Jessie Penn-Lewis avec qui il collabora dans l’œuvre du Seigneur pendant un temps.

De 1912 à 1926 il était pasteur de trois églises à Londres, puis en 1926 ressentant les limites de ces églises institutionnelles, il quitta ce système de dénomination et d’organisations chrétiennes afin de pouvoir se donner entièrement à la vocation à laquelle le Seigneur l’appelait.

C’est ainsi qu’avec d’autres frères, il s’établit à Forest Hill, Londres, d’où allait procéder un ministère et un service spirituels très riches. Il y avait à ce « Christian Fellowship Centre » (Centre Chrétien de Communion), plusieurs édifices où des conférences étaient tenues et où les visiteurs pouvaient loger.

C’est là que le ministère de T. Austin-Sparks commença, et continua pendant quarante cinq ans, à avoir une influence extrêmement large et profonde parmi les chrétiens de toute confessions et de tous pays. Des invitations de beaucoup de pays parvenait à « Honor Oak » (le nom de la rue où se trouvait le centre), mais Austin-Sparks ne pouvait pas satisfaire toutes celles-ci.

Néanmoins des conférences régulières étaient tenues à Londres, en Suisse et aux Etats Unis. Il se rendit aussi en Asie, particulièrement en Inde, à Taiwan et aux Philippines. Il faut aussi noter que Austin-Sparks était en étroit contact avec des ouvriers tels que Bakht Singh en Inde et Watchman Nee en Chine. Mais c’était avec Watchman Nee qu’il se sentait le plus à l’aise, et avec qui il avait le plus d’affinité, leur communion s’était fortement renforcée après un séjour d’environ un an de Watchman Nee à Londres en 1938.

Un des outils primordial du ministère de Austin-Sparks était le magazine qu’il éditait, « A Witness and A Testimony ». C’est dans cette publication que beaucoup de ses messages donnés aux diverses conférences était retranscrits avant d’être publiés en format de livres. Certains articles étaient écrits spécifiquement pour le magazine et n’ont jamais été republiés. Nous trouvons d’autres contributions dans ce magazine : Watchman Nee, F. B. Meyer, A. W. Tozer, Andrew Murray, De Vern Fromke, Jessie Penn-Lewis, G. H. Lang, Stephen Kaung, pour ne citer que les plus connus. L’influence de cette publication fut assez vaste et s’adressait particulièrement à ceux qui désiraient se consacrés entièrement à Dieu et à Sa pensée. Et de part l’engagement sans compromis de ce ministère, une certaine et constante opposition et hostilité se fit sentir tout au long de la vie de Austin-Sparks.
Invoque-moi et je te répondrai, je t'annoncerai de grandes choses, des choses cachées que tu ne connais pas. (Jérémie 33.3)


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CHRIST, NOTRE VIE

Message par debora le Dim 27 Jan - 9:02

Christ Notre Vie
Par T. Austin-Sparks

« Quand le Christ, qui est notre vie, sera manifesté, alors vous aussi, vous serez manifestés avec lui en gloire. » Colossiens 3:4

L'un des buts principaux de l'action du Saint-Esprit à l'égard des enfants de Dieu, c'est de les faire entrer, spirituellement et par l'expérience, en Christ ressuscité et exalté, et dans la vie de résurrection et d'exaltation de Christ.

La phase actuelle est marquée particulièrement par une séparation d'avec les choses, les hommes et les mouvements, séparation qui a pour but d'amener les enfants de Dieu à s'attacher entièrement au Seigneur Jésus Lui-même. L'Antéchrist sera bientôt manifesté , et il se présentera sans doute dans la ligne d'un grand mouvement universel et uni, préconisant l'amélioration humaine et le relèvement moral et social et portant le nom de « christianisme ».

Des multitudes seront entraînées par ce mouvement; et ceux qui refuseront de faire partie d'une telle chose seront marqués d'une tache et d'une flétrissure. Le Seigneur nous prépare à la venue de l'Antéchrist en cherchant à faire du Seigneur Jésus la vie des Siens, plus complètement encore qu'Il ne l'avait été dans leur expérience.

Les œuvres, les entreprises, les activités, les mouvements, les églises, les sociétés, les enseignements, les hommes, etc., ont été et sont encore la vie de beaucoup d'enfants de Dieu. Ils ont besoin d'être stimulés par un programme, un plan, une place à occuper. L'enseignement, comme tel, peut amener à la confusion et ne donner aucun moyen vivant et pratique pour arriver à la victoire. L'œuvre en soi peut conduire à l'épuisement et au découragement. Les mouvements peuvent être marqués par des traits purement humains et devenir des sphères de dissension.

Les choses, tout les choses, finissent par désappointer, tôt on tard; mais le Seigneur demeure, et Lui, Il ne nous manque jamais. La mesure de notre attachement au Seigneur peut souvent n'être que la mesure de notre attachement à quelque intérêt, soit à une personne ou à des personnes, soit à un lieu ou à un mouvement, soit à un certain travail ; et s'il arrive que ces choses s'écroulent, notre foi dans le Seigneur en sera ébranlée, et nous passerons par une période d'obscurité, par une éclipse de notre foi.

Ce que nous avons a apprendre de manière suprême, c'est à rattacher tout au Seigneur Lui-même, et à arriver à une pleine appréciation de Lui-même. Il faut, pour que notre esprit soit fort, que le Seigneur en soit la vie, et non pas des intérêts ou des soucis simplement objectifs; car autrement nous ne resterons fermes que lorsque nous sentirons l'appel d'une occasion, d'une crise ou d'une circonstance purement extérieures.

Il faut que le Seigneur soit la vie pour notre pensée, pour que la vérité ne soit pour nous ni purement abstraite, ni simplement une chose vraie, mais qu'elle soit vie et puissance en nous.

Il faut que le Seigneur soit la vie de notre corps. Ce ne seront alors ni la faiblesse ni la force naturelles qui nous dirigeront. La guérison, en tant que « vérité » ou comme quelque chose en soi, peut devenir un esclavage légal et une « obsession ». C'est le Seigneur Lui-même qui est notre vie, soit que nous restions accablés d'infirmités, soit que nous en soyons libérés, – selon ce qui contribuera le plus à Sa gloire. Ce n'est pas tellement la condition physique qui importe; c'est la transcendance et la gloire du Seigneur.

En ces jours de terrible pression qui, maintenant, pèse partout sur le peuple de Dieu, en ces jours où l'ennemi nous laisse moins de répit que jamais, – en ces jours où il est plus dangereux que jamais pour les croyants de s'accorder du repos, – il n'y a qu'une seule chose qui puisse nous suffire à travers tout. C'est que nous connaissions, de manière absolue, le Seigneur, comme notre vie, notre vie même.

L'exhortation qu'adressa Barnabas aux convertis d'Antioche peut être une parole très à propos et très salutaire pour nous tous, en ce moment : « Il les exhorta tous à demeurer attachés au Seigneur de tout leur cœur » (Actes 11:23).

Si nous demandons quelle est l'essence même et le cœur de la foi et de la vie chrétienne, la réponse sera que Dieu a rassemblé et a concentré toutes choses dans la personne de Son Fils Jésus-Christ. Cela signifie que la foi chrétienne ne consiste pas en un nombre de choses en elles-mêmes, telles que croyances, doctrines, dogmes, pratiques, formes, rites, ordres ou vertus. Ce ne sera pas non plus le salut, la régénération, la sanctification, la puissance, la vie, la joie, la paix, etc., en tant que choses. C'est simplement Lui-même, et Lui-même résidant en ceux qui L'ont reçu, tel qu'Il est, et en tout ce qu'Il est. Il est la somme totale de tout ce qui est nécessaire à la gloire et à la satisfaction de Dieu, pour lesquelles nous avons été créés. Rien ne peut être ni connu ni possédé, comme « une chose », en dehors de Sa Personne. Si nous Le possédons, Lui, et que nous vivons par Lui, nous avons tout.

Ne pas réaliser ce fait fondamental de manière vivante, voilà la raison de toute espèce de faiblesse, de faillite, et de déception, dans la vie comme dans le service! Nous pouvons aspirer à une « une chose » et nous efforcer de l'obtenir; quelle que puisse être cette « chose », Dieu ne s'éloignera jamais de Sa position à l'égard de Son Fils, il y a tant d'enfants de Dieu qui ont recherché « une chose » avec une telle intensité de leur âme, qu'ils en sont devenus psychiques ou occultes, et ils ont eu « une chose » ; mais elle n'est pas de Dieu, et la fin le prouvera. Adam, dès le commencement, fut pris au piège d'une séduction de cette façon même. Il avait toutes choses en Dieu; et en demeurant en Dieu, dans une vie de dépendance et de confiance, il devait jouir de ce « toutes choses », qui devait aller en s'élargissant. Mais la suggestion lui fut présentée, qu'il pouvait avoir le siège et la source de tout ces choses en lui-même et « être comme Dieu ». Il tomba devant cette perspective; et s'il a gagné (?) cet objet immédiat de « connaître le bien et le mal », son gain a toujours été dès lors sa malédiction; et une perte inexprimable accompagna le « gain ? » Le « Dernier Adam », le Fils de Dieu, afin de rétablir la situation dans une nouvelle race de « croyants », a accepté une vie de dépendance, volontaire et absolue, à l'égard de Dieu. Il a confessé que « de Lui-même », Il ne pouvait rien faire. Il a prouvé qu'une attitude comme la Sienne est une position et une vie de force, de paix, de joie, et d'ascendance divines. C'est ainsi qu'il « détruisît les œuvres du Diable » et que, par Sa vie de dépendance obéissante et de confiance entière, Il a reçu toutes choses pour Son héritage. Nous n'avons pas, en nous-même, le pouvoir de vivre maintenant une vie comme la Sienne; c'est pourquoi nous ne pouvons pas, par nous-même, recevoir l'héritage de « toutes choses ». Mais « Christ en et parmi vous est l'espérance de la gloire » (Colossiens 1:27), et une vie de dépendance absolue de Lui signifie victoire, pouvoir et plénitude. Cependant, ce sera toujours Lui-même, et nous serons gardés strictement dans cette position, où nous connaîtrons toujours notre propre faiblesse et notre futilité.

C'est parce que Dieu a établi cela comme loi inaltérable de la vie qu'Il, en ce qui concerne la satisfaction et la plénitude éternelles, amènera manifestement toutes les autres choses à la faillite.

A mesure que nous approchons de la fin, il y aura un dépouillement grandissant des choses, et tout devra se résumer en cette question de LUI-MEME.

Nous ne réalisons pas à quel degré, combien profondément et combien subtilement, les choses bonnes peuvent prendre la place qui Lui appartient, à Lui-même, avant qu'elles nous soient enlevées. Que notre travail, notre intérêt, nos réunions, notre ministère, notre pouvoir d'agir, notre possibilité de faire, oui, notre tout, – dans ce qui est extérieur, nous soient enlevés, et que nous restions seul et impuissant, c'est alors que nous connaîtrons l'épreuve suprême qui fera découvrir ce, que le Seigneur est pour nous. N'est-ce pas là la tendance de toutes choses aujourd'hui? Nous verrons de plus en plus les choses extérieures amenées à une limitation, – les choses, les hommes, les mouvements, les lieux, les activités! L'Antéchrist est à l'horizon, et il doit représenter une plénitude et un pouvoir, une richesse et une puissance, déployées par l'énergie personnelle, dont Satan est la source. Il y aura beaucoup de cœurs qui, secrètement ou ouvertement, feront une comparaison entre la plénitude qu'il offrira et représentera, et la faiblesse et la petitesse apparentes de ce qui est de Christ. Beaucoup de cœurs seront entraînés, et beaucoup faibliront. C'est là que sera l'épreuve suprême pour nous tous, – et n'existe-t-elle pas déjà!

L'Antéchrist pourra en imposer, pour commencer, par un déploiement de puissance et de terreur, pour entraîner ensuite par les choses qu'il offrira. Dans la souffrance et l'épreuve que tout cela signifiera, toute l'issue dépendra entièrement de ce que le Seigneur est pour nous. Il faut que Dieu nous presse vers cette issue; car dans l'ordre de Son monde nouveau qui sera imminent à ce moment-là, le seul trait qui dominera et embrassera tout, sera que « Christ est tout et en tous », – et cela non pas comme une doctrine ou quelque chose de purement objectif, mais comme une réalité forgée dans le for intérieur de Ses enfants.

Nous avons à éprouver la nature et la source de notre énergie. Est-ce que ce sont l'œuvre, les entreprises, les activités, les mouvements, les églises, les sociétés, les enseignements, les hommes, les missions, etc., ou bien est-ce Christ Lui-même qui est notre vie et notre satisfaction ? La leçon la plus grande que nous ayons à apprendre, c'est de vivre de Christ. Avons-nous besoin de nourriture et de satisfaction ? Il dit: « Je suis le pain de vie ». Et Sa réponse à chacun de nos besoins sera, « Je suis cela, – et non pas, Je donne cela »

Oui, Paul relie ces deux choses ensemble, – l'apparition de Christ, avec Christ étant notre vie dans l'absolu : « Lorsque Christ, – qui est notre vie, – paraîtra... » Entendons « ce que dit l'Esprit » ; voyons ce que disent les actes souverains de Dieu; prenons garde à nos fondations. Est-ce que le Seigneur Lui-même est tout simplement, avant, et au-dessous de, et par dessus, toutes choses?

Sommes-nous satisfaits de Lui, en dehors de ce qu'Il fait ou de ce qu'Il peut faire pour nous?

C'est du fait qu'Il est notre « tout en tout » que jaillira toute valeur dans notre vie et; dans notre service. Et s'Il l'est réellement, les valeurs seront spontanées, et le fruit paraîtra tout naturellement, sans aucun effort ni aucun mouvement organisé.
Invoque-moi et je te répondrai, je t'annoncerai de grandes choses, des choses cachées que tu ne connais pas. (Jérémie 33.3)


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Re: T.Austin-Sparks

Message par didier sentinelle 68 le Dim 27 Jan - 9:38

Je connaissais et avait entendu parler de ce réveil au Pays de Galles mais je ne connaissais pas T Austin Spark

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Re: T.Austin-Sparks

Message par maryline le Dim 27 Jan - 9:53

Merci Debora! je vais m'y pencher a-midi...
Maryline :D :D :D

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Re: T.Austin-Sparks

Message par maryline le Dim 27 Jan - 15:13

Je viens de terminer ces deux lectures, la vie de T. Austin-Sparks, ainsi que son enseignement.

vriament très bien. je suis frappée de sa manière de nous ramener au principal, au centre, ni les rites, ni les recherches de guérison, de paix, ni notre obéissance, etc...mais bien Jésus lui-même.

Merci beaucoup Debora pour cette nourriture que tu nous as donné, vraiment édifiante.

Maryline :D :D :D

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Re: T.Austin-Sparks

Message par didier sentinelle 68 le Dim 27 Jan - 16:32

Et oui Maryline en quelques mots , tu as définies l'Eglise d'aujourd'hui , en recherche de miracles , de guérisons , de délivrances (certes je ne suis pas contre ) mais avant toute chose il faut rechercher JESUS.Une Eglise malade engendre la maladie , une Eglise qui se repent et recherche JESUS alors de là viendra le réveil.
" Fils de l'homme , je t'établis comme sentinelle sur la maison d'Israel. "
Ezéchiel 3 verset 17

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LA MESURE DE CHRIST

Message par debora le Jeu 31 Jan - 7:56

http://www.austin-sparks.net/francais/

La Mesure de Christ

Par T. Austin-Sparks

« Dieu a voulu donner à connaître quelles sont les richesses de la gloire de ce mystère parmi les nations, c’est-à-dire Christ en vous l’espérance de la gloire. » Colossiens 1 :27

Lisons tout ce verset avec attention, phrase par phrase, afin d’en retirer toute la portée de cette merveilleuse vérité : « Dieu a voulu à connaître – quelles sont les richesses de sa gloire – de ce mystère … c’est à dire CHRIST EN VOUS. » Les richesses de la gloire, Christ en vous !

« Ne reconnaissez-vous pas à l’égard de vous-mêmes que Jésus Christ est en vous?. » 2 Corinthiens 13 :5. Cette interrogation de l’apôtre n’est pas sans fondement, « NE RECONNAISSEZ-VOUS PAS ? », à l’égard de vous-mêmes, ne reconnaissez-vous pas que Christ est en vous ? Ne savez-vous pas cette chose merveilleuse ?

« Mes enfants, pour l’enfantement desquels je travaille de nouveau jusqu’à ce que Christ ait été formé en vous » Galates 4 :19. « Jusqu’à ce que Christ ait été formé en vous » ; nous avons ici une progression.

« Car ceux qu’il a préconnus, il les a aussi prédestinés à être conformes à l’image de son Fils » Romains 8 :29. Paroles merveilleuses ! Aucun homme n’oserait les prononcées, elles sont ici écrites de par la révélation de l’Esprit Saint.

« A chacun de nous la grâce a été donnée selon la mesure du don de Christ … jusqu’à ce que nous parvenions tous à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature de la plénitude du Christ. » Éphésiens 4 : 7, 13 « La mesure … de la plénitude du Christ. »

Nous désirons immédiatement nous focaliser sur le Seigneur Jésus Christ, car c’est LUI qui est en vue. Ce que nous avons devant nous n’est ni un enseignement, ni une vérité, c'est à dire qui doit être obtenu avec plus de connaissance quand à la vérité ; il ne s’agit pas non plus de service, mais il s’agit bien du Seigneur lui-même.
Le but du Père, du commencement à la fin, est que le Fils, le Seigneur Jésus, remplisse toute chose, et que toutes les choses soient remplies de Christ – la valeur de toute chose, aux yeux de Dieu, est selon la mesure de la manifestation de Christ qui y est manifestée. C’est par ce critère que Dieu décide de l’importance de toute chose. Si c’est nous-mêmes qui sommes au centre, cela fera une grande différence, beaucoup devra être annulé car ce n’est pas Christ qui est manifesté. Nous devons comprendre que le Père ne voit que le Fils, et que les yeux du Père n’ont qu’un seul objet, et cet objet est le Bien-Aimé, Son Fils ; aux yeux de Dieu la valeur de toute chose est déterminée par la mesure dans laquelle est manifesté et glorifié le Fils, c’est la Sa fin et Son but.

L’Entière Globalité de Christ

Le service, la vision, la vocation, la glorification spirituels n’ont aucun fondement sans Christ, elles ne sont pas des choses en elles-mêmes, et ne peuvent être obtenues en dehors de la personne du Seigneur Jésus.
Pour beaucoup, le salut est une chose ; c’est quelque chose de détaché et considéré comme étant isolé, considéré comme séparé, pour le bien de ceux qui le reçoivent. La sanctification est considérée de la même façon. Bien souvent, nous pensons au salut et à la sanctification que par rapport aux personnes qui en sont l’objet ; comme étant quelque chose pour eux. Mais c’est Christ Lui-même qui est le salut, IL est la sanctification ; IL est ces choses.
Il en est de même du service et de la vocation, ils sont souvent considérés par rapport aux personnes elles-mêmes. L’expression « sauvé pour servire » n’est qu’une partie de la vérité, est un slogan dangereux, car, bien souvent, le motif est le service lui-même et non pas le Seigneur. Vous pouvez être tellement occupé par le service que le Seigneur s’en retrouve négligé. Nous avons séparé la vocation du Seigneur, et nous nous retrouvons « pris » par le service, complètement submergé par ses demandes ; et à la fin cela nous casse. Et lorsque le service devient dur et difficile, nous disons que nous allons l’abandonner, que nous allons démissionner, démontrant ainsi que nous avons séparé le service de la Personne, et qu’en fait nous avons été fort occupé chaque jour avec le service, avec le travail et non pas avec le Seigneur.
Il en est de même de la glorification, cette chose nous remue, nous apprécions chanter des cantiques qui nous parle de notre glorification, mais Dieu désire qu’elle commence maintenant, c’est là sa volonté quand à la glorification. Qu’est-ce que la glorification ? C’est la pleine manifestation de Christ en nous. Dieu considère le salut, la sanctification, la vocation, le service et la glorification comme étant en relation avec le Fils, et comme n’ayant aucune valeur en dehors de Lui ; Il est le salut, Il est la sanctification etc.…
Le salut et la sanctification sont souvent considérés par ceux qui les reçoivent, comme étant des choses à être obtenues pour leur propre bien, pour qu’ils bénéficient de quelque chose qui est reçu par eux ; il s’agit souvent du salut pour le salut. Mais Dieu ne sauve pas pour la cause du salut, Il ne recherche pas le salut comme une fin en lui-même, mais pour la cause de Son Fils, pour la gloire du Fils. Ce n’est point le salut qui est en vue, mais le Sauveur. Si les gens se réjouissent dans le salut comme d’une chose reçue pour le propre bénéfice, la fin sera cachée par la première étape. Cela n’est-il pas souvent la cause des ralentissements et des arrêts dans la vie chrétienne ?
L’ouvrier doit être amené au lieu où, ne voyant aucun progrès ni résultat de son travail, il s’écrie « Je ne peux rien faire de moi-même ! » Et ainsi il en vient à voir la véritable signification du salut, et que de sauver une autre âme est totalement au-delà de ses capacité ; c’est l’œuvre de Dieu. Et ainsi il en arrive à l’objet du salut, qui n’est autre que la gloire du Fils de Dieu. Le salut n’est pas quelque chose, il s’agit de l’entrée, de la venue en nous d’une Personne : « Celui qui a le Fils a la vie », (1 jean 5 :12). « Mais à tous ceux qui l’ont reçu ».
Et ceci est tout aussi vrai en ce qui concerne la sanctification et le service. Tout service qui n’est pas accomplit sur le terrain de Christ en nous comme étant l’Ouvrier, ne peut accomplir le propos de Dieu, car seul le Seigneur Jésus par l’Esprit peut faire l’œuvre de Dieu. Oui – Nous sommes appelés à accomplir un service dont nous ne sommes pas capables ! Le service c’est amené le Seigneur Jésus au centre de tout, et tout service qui ne fait pas ainsi ne peut être appelé l’œuvre du Saint Esprit, mais plutôt le service de l’homme, qui n’accomplit pas l’œuvre de Dieu – ce travail sera éprouvé par le feu et sera rendu inutile.
La foi chrétienne n’est pas une doctrine, il ne s’agit pas vérité pour la vérité, mais il s’agit plutôt de la connaissance d’une Personne – c’est connaître le Seigneur Jésus. Personne ne peut être éduqué afin de devenir un chrétien, la foi chrétienne est la connaissance intérieure d’une Personne ; le connaître Lui comme demeurant en nous.

L’Universalité de Christ

Dieu a choisi exclusivement une Personne, et réunies en cette Personnes sont toutes les perfections divines, tout est inséparablement lié au Fils ; Il a placé toute les plénitudes de l’éternité et de l’univers en cette Personne. Il a amoncelé toute plénitude en lui, rien ne peut être obtenu en dehors de lui ; tout ce qui caractérise la nouvelle création est en Lui. La fin prédestinée de Dieu est une pleine présentation de la plénitude de Christ – « l’assemblée, qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous », Éphésiens 1 :22-23.
Chaque endroit de l’univers parlera de Jésus Christ, ainsi nous ne pourrons pas aller à un endroit, ni rencontrer un personne sans y trouver une expression du Seigneur Jésus.
« Christ en vous l’espérance de la gloire » - ce sont les cieux. Nous marchons ici dans la présence du Seigneur Jésus, pensez à un univers comme celui là, une expression universelle de Son Fils en plénitude. C’est la fin que Dieu a en vue, que Christ remplisse toute chose, qu’en regardant aux choses nous y trouvions la plénitude de Christ. Tout a été fait pour Lui, et dans la nouvelle création tout parlera de sa présence et démontrera ses virtus. Oh ! La joie, même aujourd’hui, lorsque nous touchons une vie et que nous constatons qu’elle est pleine du Seigneur Jésus, et que le Seigneur Jésus est la plénitude de cette vie – quelle bénédiction !
Dieu s’est choisi une Personne et l’a placée afin d’être vue par tous – l’Homme Christ Jésus.

L’Universalité de l’Église

Nous ne pouvons aller au delà de A à Z en matière de littérature, tout est compris entre A et Z dans la sphère du langage, de la même façon Jésus Christ est le PREMIER et le DERNIER de la nouvelle création de Dieu ; nous ne pouvons aller au delà. Nous devons jamais penser qu’il n’y ait quoi que ce soit en dehors de Christ, IL est le Salut, IL est la Sanctification, IL est la Rédemption, IL est la Justification, la Paix, la Sagesse, l’Amour, les Cieux. « Ne reconnaissez-vous pas à l’égard de vous-mêmes que Jésus Christ est en vous?. » Ce Christ - en vous ! Voyez-vous les possibilités et les grandes implications de ceci ?
Dieu va transformer l’univers, non point de l’extérieur, mais de l’intérieur. Comment ? En mettant le Seigneur Jésus Christ à l’intérieur du croyant par le Saint Esprit, et à partir de ce moment là, il y aura deux activités – Lui être rendu conforme par Son Esprit, et Lui étant formé dans le croyant ; c’est ainsi qu’Il va amener cette nouvelle création.

« Christ EN VOUS l’espérance de la gloire », Colossiens 1 :27. « Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils, Celui qui a le Fils a la vie, celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie. », 1 Jean 5 :11-12. « Si quelqu’un n’a pas l’ Esprit de Christ, celui-là n’est pas de lui. » Romains 8 :9. « Le Seigneur Jésus Christ comme Sauveur, qui transformera le corps de notre abaissement en la conformité du corps de sa gloire, selon l’opération de ce pouvoir qu’il a de s’assujettir même toutes choses. » Philippiens 3 :20-21. « Ayant revêtu le nouvel homme qui est renouvelé en connaissance, selon l’ image de celui qui l’a créé, où il n’y a pas Grec et Juif, circoncision et incirconcision, barbare, Scythe, esclave, homme libre; mais où Christ est tout et en tous. » Colossiens 3 :9-10. « L’assemblée, qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous », Éphésiens 1 :23.

La Croissance en Christ

La vie chrétienne ne se vit pas par effort, ni en luttant, non pas en essayant de mettre en pratique certains enseignements, ni en essayant d’atteindre un certain but ; mais du début à la fin, et toujours, il est question de connaître intérieurement le Seigneur Jésus. Bien entendu ceci implique une réceptivité envers Lui, et le fait de céder continuellement à Son œuvre par Son Esprit en nous, et ceci engage également une coopération de notre part avec Lui dans son œuvre de transformation de nous rendre conforme à Son image.
Nous avons tous grandit depuis notre naissance. Comment avons-nous grandit ? Non pas en nous asseyant et en considérant que nous devrions augmenter notre taille, non pas en déterminant de combien nous devions grandir chaque jour, ni par aucun effort de notre part afin d’augmenter nos dimensions – nous avons tout simplement grandit. Mais en grandissant nous avons dû répondre aux lois de la nature. Et ainsi, en ce qui concerne le spirituel, nous devons reconnaître les lois de la croissance, et quand celles-ci sont ignorées, ou violées, il ne peut y avoir de croissance ; mais plutôt du déficit, de la faiblesse et de la perte.

Pourquoi la croissance est-elle rapide chez certains et lente chez d’autres ? Parce que pour quelques un il est « dur de regimber contre les aiguillons », ils questionnent sans cesse Dieu : « Dois-je faire ceci ? », « Est-ce nécessaire ? », « Puis-je faire cela ? » ; sans cesse ils questionnent. Malgré cela, ce sont ceux-ci qui clament, le plus souvent, haut et fort, qui veulent faire uniquement la volonté du Seigneur. Mais leur affirmation même indique qu’une lutte a lieu, et que leur croissance, si croissance il y a, se fait dans la douleur.
Par contre, d’autres, dans un esprit de sincérité et de pureté, laisse immédiatement le Seigneur agir en eux, et ainsi Il est libre de les conduire où Il veut sans perdre de temps dans les controverses avec la volonté de Dieu, et leur total abandonnement et leur complète obéissance font qu’il n’y a aucune faiblesse envers cette volonté divine. Il y a ici une passion pour le Seigneur LUI-MÊME, et pour Lui d’avoir toute Sa volonté, quelqu’en soit le coût.
Tout dépend de notre appréciation du Seigneur Jésus. Lorsque nous avons une bonne estimation du Seigneur, et lorsque nous voyons tout ce qu’Il représente pour nous devant le Père, et lorsque par la foi nous nous approprions ce Seigneur, alors nous croissons en Lui – « contemplant à face découverte la gloire de Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, par le Seigneur en Esprit. », 2 Corinthiens 3 :18.
L’entrave à la croissance spirituelle, c’est de regarder aux choses comme étant séparées de la PERSONNE du Seigneur Jésus. Nous ne discuterions pas les Écritures, comme nous le faisons parfois, en débattant de ceci ou de cela, si nous avions une pleine appréciation de Lui. Nous ne ferions pas ces choses si notre passion était qu’Il obtienne toute la gloire, nous devrions plutôt Lui céder ; afin que Christ est toute la gloire en nous.
N’est-ce pas là notre difficulté, que nous regardons souvent aux choses comme étant séparées du Seigneur ? Une appréciation adéquate du Seigneur élimine toutes les difficultés de la croissance spirituelle. Christ est le plus glorifié lorsqu’Il a toute la place dans le cœur. La croissance est intimement liée avec le Bien-Aimé, et la croissance est l’issue de notre occupation avec LUI, donnant, en toute chose, toute Sa place au Seigneur Jésus ; Il est le premier, Il est pour tout et en tous. Il est question, en fait, de la mesure de Christ, nous devons voir que TOUT est lié au Seigneur Jésus.

Tout en question de connaître le Seigneur dans nos cœurs, alors Il aura toute la place en nous, et sera libre d’œuvrer à travers nous.

Focalisons-nous sur Lui, et voyons que LUI-MÊME est toute chose.

L’évangile de Dieu est que nous sommes sauvés afin d’être rendus conformes à l’image de Son Fils. Nous devons parvenir à la plénitude de la « mesure de Christ » – « à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature de la plénitude du Christ ». Éphésiens 4 :13
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Re: T.Austin-Sparks

Message par maryline le Jeu 31 Jan - 8:29

Vraiment fort...à quelque part j'aimerais recevoir souvent des prédications de ce genre, vraiment quelque chose qui met notre vie centrée sur le Fils!
au coeur du désir du Père.

Maryline :D :D :D

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Re: T.Austin-Sparks

Message par colombe777 le Jeu 31 Jan - 15:46

tiens du coup j'ai grand soif de tout cela

scratch scratch scratch
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LA CROIX, L'EGLISE ET LE CONFLIT (1re partie)

Message par debora le Ven 1 Fév - 17:24

Par T. Austin-Sparks

Introduction

La croix, dans la pensée de Dieu, doit conduire immédiatement et directement à l'Eglise. Exactement comme pour le tabernacle dans le désert, où l'autel, qui se trouvait à la porte du parvis, se dressait en droite ligne avec le sanctuaire et y conduisait — le ministère sacerdotal commençait à l'autel, et de là, se poursuivait directement dans le sanctuaire, pour trouver sa consommation dans le lieu très saint — de même la croix du Seigneur Jésus se trouve dressée là comme la porte même qui nous introduit dans la Maison de Dieu; elle doit conduire l'enfant de Dieu directement à cette vie corporative qui nous unit tous ensemble à Christ.

Ainsi en était-il également dans le temple : c'est l'autel qui conduisait à la Maison. Lors de la reconstruction de l'édifice par le reste rentré de la captivité, la première action consista à rétablir l'autel sur l’emplacement qui était le sien; puis on posa le fondement de la Maison de Dieu, pour procéder ensuite à la construction.

La pensée de Dieu est toujours la même à cet égard : la croix présuppose la Maison et y conduit. Un évangile qui se limite à la croix, comme si elle était une entité indépendante, et qui ne conduit pas ceux qui la trouvent à prendre leur place dans l'assemblée, cette expression vivante de la Maison de Dieu, est un évangile qui manque le but primordial que Dieu lui a assigné. Nous avons déjà longuement insisté là-dessus, mais il n'était peut-être pas superflu d'y revenir, pour donner au Seigneur l'occasion de rafraîchir cette chose dans notre esprit, et de rendre peut-être encore plus clair à nos yeux l'objectif qu'il cherche à atteindre.

Nous voyons ensuite que lorsque l'assemblée est vraiment devenue une réalité, elle ne tarde pas à être le plus grand des témoignages, elle devient la grande démonstration de ce que la croix signifie vraiment. L'assemblée, en effet, donne son vrai relief à tout ce que la croix impliquait; elle réalise pratiquement tout ce que la croix augurait. Quand Dieu annonce la bonne nouvelle, il ne se contente pas de paroles seulement; la prédication de l'évangile ne se borne pas à l'énoncé de certaines vérités; l'expression vivante et pratique de ces vérités dans un corps constitué fait partie intégrante de la prédication. Autrement, l'évangile aurait pu être annoncé par des anges; n'importe qui pourrait le prêcher. Le Seigneur a donné une révélation de Lui-même, et a rendu cette révélation solidaire d'un peuple qui en est la vivante représentation. Voilà la fonction, voilà la nature de l'assemblée.

La croix et l’assemblée, liées comme elles le sont l'une à l'autre par tout ce qu'elles signifient ensemble dans la pensée de Dieu, expliquent la lutte qui s'ensuit. Cet apparentement suffit à lui seul pour engendrer le conflit, il se déclare de lui-même.

L'assemblée, personnifiant en quelque sorte le sens profond de la croix, est l'occasion de la bataille. Et là où l'on a vraiment saisi la signification réelle de la croix, pour l'exprimer ensuite sous une forme pratique et collective, là le conflit se manifeste sous sa forme la plus intense et la plus persistante. En d'autres termes : on ne sait vraiment ce que c'est que la lutte spirituelle que dans la mesure où le sens profond de la croix a pu prendre corps et s'exprimer sous une forme vivante et collective. Plus il y a une compréhension vivante de la croix, plus la pensée de Dieu pour l'assemblée se trouve exprimée dans la vie pratique, plus aussi le conflit spirituel sera tenace, et plus l'antagonisme et la haine des puissances du mal seront manifestés et mis en lumière.

L’Objet Suprême de la Croix et de l'Eglise


En traitant cette question du conflit spirituel, nous devons commencer par nous souvenir d'une chose : c'est que l'assemblée aussi bien que la croix, a un seul objectif en vue, une seule raison d'être. On se facilite beaucoup la tâche quand on peut réduire les grands sujets à une ou deux données simples et concrètes. La croix est un de ces grands sujets qui embrasse une multitude de points. L'assemblée aussi est un grand sujet, d'une portée immense. Nous pourrions parler de la croix toute notre vie, en la considérant chaque fois d'un angle différent ou sous un autre aspect. Qui pourra jamais épuiser les profondeurs de signification de la croix du Seigneur Jésus ? De même pour l'assemblée, nous pourrions en parler indéfiniment en n’en évoquant constamment une nouvelle facette. Elle nous dépassera toujours; il y aura toujours quelque chose à ajouter à ce qu'on en a déjà dit. Et cependant, quand on aura tout dit à propos de la croix et de l'assemblée, on pourra tout ramener à une proposition simple et concluante. Tout se condense en une phrase; tout tient en quatre mots. La croix, dans sa signification la plus complète, l'assemblée, dans ce qu'elle embrasse de plus puissant et de plus divin, ont, en dernière analyse, une seule et unique raison d'être : la Seigneurie absolue de Jésus Christ. Dites tout ce que vous voudrez de la croix, dites tout ce que vous pourrez de la croix, tout se résume là. Son centre de gravité, c'est la position souveraine qui appartient à Jésus Christ ; seul Seigneur pour l'éternité. Quel que soit l'aspect sous lequel on envisage la signification de la croix, elle est là tout entière.

Et la question qui ne manque pas de se poser est la suivante : — Comment la Croix procède-t-elle, pratiquement , pour détrôner toutes les autorités qui agissent sur les enfants de Dieu, au dedans, et au dehors ? Comment fait-elle pour mettre le Seigneur Jésus sur le trône, pour Lui assurer, à Lui et à Lui seul, l'autorité?

C'est toujours là que la question se pose. Pour y résoudre, il faut bien comprendre que, lorsque la croix agit, elle ne traite pas ces détails de notre vie en vue d’un but personnel. Des problèmes peuvent se poser sur une chose ou sur une autre, mais ils se posent incidemment, et ils n'ont de raison d'être qu'en relation avec quelque chose de plus général. Il y a bien des choses en nous, toutes sortes de choses qui ont besoin de l’action de la croix ; auxquelles la croix doit être appliquée. Mais quand nous parlons ainsi de la croix, ne nous imaginons pas que l'œuvre du Saint Esprit consiste simplement à régler chacune de ces choses comme si elles représentaient le but essentiel que le Seigneur cherche à atteindre. Non : en s'occupant des détails, Dieu a constamment un objectif plus grand en vue, et c'est pour l’atteindre qu'il est obligé de traiter les détails l'un après l'autre. Cet objectif, c'est l’absolue souveraineté de Jésus Christ dans notre vie.

Ainsi en est-il de l'assemblée. Que d'aspects admirables n'offre-t-elle pas à notre contemplation ! Que de choses glorieuses se présentent à notre esprit quand nous pensons à elle ! Sa nature, sa fonction, sa vocation, sa mission, et tant d'autres encore. Mais, dans la pensée de Dieu, aucun de ces éléments ne constitue un but en lui-même ! L'assemblée n’a qu’une raison d'être, et n'en aura jamais qu'une : exprimer cette autorité souveraine du Seigneur Jésus. Tout ce que nous avons à dire au sujet de nos relations mutuelles, de notre communion fraternelle, de notre vie de dépendance réciproque, du fonctionnement organique de ce Corps que nous formons, et tout ce qui peut encore être dit de l'assemblée, tout ceci n'est qu'une entrée en matière, qui nous conduit à cette autre chose : faire voir que Christ est le Seigneur, et que, dans l'assemblée, c'est Lui, en toutes choses, qui est la Tête souveraine. Dans la pensée de Dieu, l'univers dont nous faisons partie a un centre, autour duquel tout le reste gravite : c'est la Seigneurie de Son Fils qu'il a établi héritier de toutes choses et par lequel il a aussi créé le monde.
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La croix, l'Eglise et le conflit (2e partie)

Message par debora le Sam 9 Fév - 8:23

Le Point de Mire de Toute Opposition Satanique

Si ce qui précède s’avère exact, nous sommes sur la bonne voie pour comprendre pourquoi la bataille est si dure. L'autorité souveraine, qui appartient de droit à Christ, est en effet contestée par Satan plus que n'importe quoi d'autre. Elle est le point de mire de toute son opposition. Abandonnons l'idée que l'antagonisme de Satan est dirigé contre de simples détails, qu’ils sont de purs incidents; que c'est de nous ou de nos circonstances que l'Ennemi s'inquiète. Oh, non ! Il a une vue d'ensemble de la situation, il la connaît et l'embrasse tout entière, et sait bien l'importance qui peut s'attacher à certains détails. Mais s'il concentre son attention sur un détail, comme cela lui arrive, il ne perd pas de vue son objectif d'ensemble; c'est précisément pour mieux l'atteindre qu'il sait s'en prendre à de petites choses. A travers toutes les péripéties de cette lutte, son but secret, son objectif suprême, est de mettre en échec la souveraineté de Jésus Christ.

Il peut sans doute concentrer beaucoup d'attention sur des éléments secondaires. Prenez par exemple le lien qui unit deux croyants que Dieu a rapprochés et qui sont appelés à vivre ensemble; l’ambition, l’ingéniosité, les mensonges, les fourberies, des efforts de toutes sortes, il mettra tout en œuvre pour saper cette relation et séparer ces deux vies. Pensez-vous qu'il se soucie de provoquer des divisions pour le seul plaisir de l'opération ? Quand il en est venu à bout, le croyez-vous satisfait simplement parce que la chose est faite ? Non, ce n'est pas du tout là son but! En provoquant cette rupture, il voit beaucoup plus grand, il voit l'autorité souveraine de Jésus Christ mise en échec.

Telle est la portée que peuvent avoir nos relations les uns avec les autres. Est-ce Satan qui va être le seigneur, ou est-ce Christ ? Tout ce qu'il y a de solennel dans cette alternative peut dépendre de ce qui se passe entre quelques personnes; et la moindre petite chose qui se débat entre deux frères en la foi, examinée sous ce jour-là, prend soudain des proportions universelles. La réalité suprême dans l'univers de Dieu peut se trouver liée aux relations qu'entretiennent l'un avec l'autre deux enfants de Dieu.

Et ce qui est vrai dans un exemple comme celui-là est vrai aussi dans une quantité d'autres questions, qui, en elles-mêmes, ne méritent même pas qu'on y prenne garde tant elles paraissent anodines. Il y a des choses qui semblent si mesquines, si insignifiantes, c'est tout juste si on ne rougit pas d'en parler, tant elles sont stupides; et cependant Satan est loin de s'en désintéresser, et elles ne passent pas inaperçues pour lui. Mais pensez-vous qu'il soit mesquin ou petit dans ce sens-là, ne trouvant son plaisir qu'à jouer de vilains tours à Pierre, Jacques ou Jean ? Oh, non ! soyez tranquille, il est plus avisé que cela. C'est son royaume, en réalité, qui est en jeu, et derrière toutes ces petites choses, si absurdes, si ridicules, se dissimule cet enjeu suprême qu'est la souveraineté de Jésus Christ sur le terrain pratique.

Ainsi, dans toutes ces questions, la croix doit avoir sa place, et surtout une place en profondeur. Dans nos relations, dans les deux ou trois qui se réunissent, dans les petits groupes, partout, la croix doit être là, de peur que Satan, trouvant un accès, ne réussisse à prendre pied à l'intérieur de la place pour détruire cette expression visible de la Seigneurie de Jésus Christ, cette preuve pratique que c'est bien Lui qui est Seigneur, et seul Seigneur ; c’est dans ces choses que la croix est nécessaire. Car la croix, n'est pas seulement le remède à nos manquements et à toutes les petites misères qui déparent la vie des enfants de Dieu, la croix est la condition indispensable pour placer hors de toute atteinte cette réalité suprême : la souveraineté pratique du Fils de Dieu.

C'est pour cela que l'assemblée doit faire sienne cette signification profonde de la croix. Elle doit être sur cette terre un peuple de Dieu qui représente deux choses : d'une part le renversement complet de cette puissance que Satan déploie pour diviser ce qui est un, pour détruire la communion, la vie de relation et de collaboration; et d'autre part, elle doit être la démonstration pratique de l’autorité souveraine que Jésus Christ détient comme Tête suprême et seul Seigneur. Tel est le rôle de l'assemblée.

La Seigneurie de Christ, voilà la grande question avec laquelle l'assemblée et la croix ont toutes les deux partie liée; et Satan ne se soucie des enfants de Dieu que dans la mesure où cet objectif suprême peut être réellement touché.

Peut-être réalisez-vous que l’on peut être de « l'Eglise », on peut être dans ce qu'on appelle « les églises», et tout ignorer de cette guerre spirituelle. Ce conflit si réel, qui se livre dans les lieux célestes contre les puissances de ténèbres, demeure absolument étranger à ce qu'on appelle communément « l'Eglise ». Dans cette Eglise-là, il n'y a ni combats, ni batailles, ni hostilités spirituelles. Une telle atmosphère est tout à fait en dehors de son horizon. Pourquoi? Parce qu'on n'y a jamais senti la terrible secousse que produit une connaissance vivante de la croix. La croix, pour eux, est un récit, une histoire, une doctrine, un credo, alors qu'elle devait être une puissante réalité, forgée sur l'enclume de l'expérience la plus vive et la plus concrète. Dès qu'elle devient cela, on apprend ce que c'est que la bataille.

Là où la croix ne se révèle pas vivante, dans les effets qu'elle produit, Satan se tient bien tranquille. Ce n'est pas l'assemblée, cela. On ne peut pas avoir une assemblée sans la croix, et l'on ne peut pas avoir la croix sans qu'elle prenne une forme vivante qui mette en émoi les puissances mauvaises. Voilà ce qu'est la croix dans la pensée de Dieu.
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La croix, l'Eglise et le conflit (3e partie)

Message par debora le Sam 23 Fév - 10:57

La Vraie Nature de l'Eglise

Une parenthèse est ici nécessaire pour préciser la vraie nature de l'Eglise. Qu'est-ce que l'Eglise ? L'Eglise, pour prendre les choses par le commencement, c'est le rapport spirituel, la relation spirituelle entre les enfants de Dieu. C'est là le premier échelon de ce que l'Eglise représente, le niveau élémentaire, le point de départ : la relation spirituelle dans laquelle se trouvent tous les enfants de Dieu les uns à l'égard des autres. Ici, il n’est pas besoin de consacrer beaucoup de temps pour expliquer que tous les enfants de Dieu, vraiment nés de nouveau, sont fondamentalement et organiquement un ; qu'ils possèdent en commun une seule et même vie. Cela, nous le savons. C'est là le commencement de l'Eglise. C'est là ce que l'Eglise est à ses débuts, — une relation spirituelle, en raison de cette vie particulière que tous possèdent, et qui est la vie du Seigneur Jésus Christ.

Mais ce n'est pas tout, l'Eglise est bien plus que cela. L'Eglise, c'est la relation active des enfants de Dieu les uns à l'égard des autres. C'est une relation qui fonctionne activement. Un corps humain peut avoir la vie, sans être capable pour autant d'en exercer les fonctions actives. Tout vivant qu'il est, sur son lit d'infirmité, il est inutile ; pour toutes les exigences de la vie pratique, c'est comme si il était mort. C'est un corps qui ne fonctionne pas. Le désordre s'est sans doute installé dans l'organisme, et la coordination des fonctions fait défaut.

Quand, abaissant les regards sur les siens, le Seigneur constate qu'ils ont la vie, mais que les fonctions de relation sont faussées ou inexistantes, pensez-vous que son cœur puisse être satisfait ? Ce qu'il appelle son Eglise, ce n'est pas simplement un Corps animé de Sa vie. Quand Il dit : « Je bâtirai mon Eglise », quand Il parle de « Son Eglise», Il la considère sûrement comme un organisme fonctionnant normalement, parce que les membres ont entre eux une relation spirituelle normale. L'existence de Sa vie, dans le Corps, telle qu'il la leur a donnée, ne Lui suffit pas ! Aux yeux de Dieu, pour que l'Eglise réponde à son but, il lui faut cette unité – en relation, en fonction et en action.
C'est là justement que surgissent toutes nos difficultés et tous nos problèmes. Car il faut bien que ces choses aient une expression pratique, et c'est là que quantité de gens se heurtent à des obstacles de toutes sortes, et se retrouvent souvent dans la confusion et le désordre, faute d'avoir su distinguer entre deux choses très différentes. La communion spirituelle, la collaboration avec ce qui est vraiment du Seigneur parmi les siens, est une chose; mais l'association active avec ce qui n'est pas scripturaire, dans les systèmes humains, est une autre chose, et les deux ne doivent pas être confondues. Voici ce que je veux dire. Il y a des gens qui pensent que pour être en communion avec tels ou tels chrétiens, il faut entrer dans leur milieu, devenir une partie intégrante de leur système, de leur communauté, de leur ordre de choses. Pour eux, la preuve de la communion fraternelle, c'est d'être avec eux au sein de leur communauté. Ce n'est pas ce que nous entendons quand nous parlons d'une communion spirituelle active entre enfants de Dieu, sur une base spirituelle.

Et c'est ici malheureusement que les points de vue divergent. Quelqu'un peut dire soit en paroles, soit par des sous-entendus, soit par son attitude : — « Si vous voulez me prouver que vous êtes en communion avec nous, vous devez vous identifier à mon milieu, et vous devez vous y engager avec nous. »

Mais la relation spirituelle entre enfants de Dieu est tout autre chose. Et c'est là que surgissent toutes les difficultés, et c'est là si souvent que le Seigneur oblige à des séparations si douloureuses. En effet, les deux difficultés essentielles sont les suivantes : Pour obtenir une expression vraiment vivante de l'Eglise, pour assurer un fonctionnement normal et des rapports normaux, le Seigneur est parfois — trop souvent ! — obligé de recourir à la manière forte : pour libérer ceux de ses enfants qui veulent marcher, Il doit rompre l'emprise que ce système humain a exercée sur eux. Il y est obligé. C'est malheureux, c'est triste, mais si vous prenez un exemple concret, vous verrez que c'est habituellement ainsi que les choses se passent. Le « milieu » s'impose et finit par prendre un caractère à lui qui est distinct de cette nature céleste, spirituelle et universelle qui est celle de l'Eglise. C'est quelque chose de sectaire, et qui, étant cela, est schismatique et divise le peuple de Dieu. Que de fois le Seigneur n'est-Il pas obligé d’intervenir, d'en sortir les Siens, et de les amener sur un terrain neutre où ils pourront vivre et fonctionner, non pas comme une communauté séparée du peuple de Dieu, mais comme une communauté qui ne veut rien avoir à faire avec ce qui n'est pas scripturaire.

La seconde difficulté consiste, pour ces chrétiens-là, à maintenir une position purement spirituelle, et à ne pas devenir une autre secte. C'est une difficulté très pratique, mais elle n'est pas insurmontable. Elle exige beaucoup de vigilance, et ceux qui y sont exposés doivent être continuellement sur leurs gardes — non seulement dans leur doctrine, mais dans leur esprit, dans leur mentalité, dans leur attitude envers les autres — ils doivent être continuellement sur leurs gardes, contre le retour de cet esprit qu'ils sont censés avoir laissé derrière eux. Ce sont là des difficultés très réelles et très pratiques, mais qui, de par le Seigneur, ne sont pas insurmontables.

La Réponse à Tous les Problèmes : La Vie


Tout dans le domaine spirituel est une question de vie. La vie est la solution de tous les problèmes. J'ai le sentiment que l'univers de Dieu est constitué tout entier sur ce principe biologique. C'est la réponse à tout, l'explication de tout. C'est le principe de tout ce qui est réel. La sagesse infinie de Dieu ramène tout à une proposition simple, à une méthode unique, en disant : — « Je mets la vie dans une semence, et je l'abandonne à elle-même. Je ne commence pas par former cette fleur, par faire tant et tant de pétales, par leur donner une forme, puis une couleur, pour les rassembler ensuite, et en faire un tout. Je ne vais pas lier ce tout pour le fixer à une tige. Ce n'est pas ainsi que je travaille. Tout cela est artificiel. Non : Je vais mettre la vie dans une semence et la laisser tranquille. Bientôt on aura la fleur, la fleur parfaite. »

Tout cet organisme, tout ce développement, toute cette répartition des dimensions, des formes, des couleurs, la vie les possède en elle-même. C'est la vie qui a tout cela, et si seulement on lui en donne l'occasion, elle produira, elle sera manifestée par certains résultats, que ce soit une fleur, un arbre, un oiseau, un poisson, une bête des champs, ou un homme. C'est de la vie que tout est issu. Elle a en elle la nature particulière de tout cet organisme, et si cette vie peut faire son apparition et avoir l'occasion de s'exprimer, on aura bientôt l'organisme complet. Voilà le secret biologique que Dieu a mis en œuvre dans Sa création.

Mais la création naturelle n'est qu'une figure de la création spirituelle. Elle ne devrait même être que cela dans la pensée de Dieu. Le spirituel est sur ce principe-là, et dans le domaine spirituel, le secret, la solution de tout est également dans ce principe biologique. Mettez la vie du Fils de Dieu dans n'importe qui, laissez-lui le champ libre, laissez-la souveraine, laissez-lui le gouvernement de tout, et vous verrez que tout ira bien. Vous n'aurez pas besoin de vous agiter pour rassembler des membres, pour leur apprendre à se tenir droits, à être gentils, heureux et souriants. Oh, non ! la vie fera cela toute seule. Dieu a une clef, et cette clef c'est la vie souveraine de Son Fils bien-aimé, quand on lui donne l'occasion de s'exprimer sans entrave. Le résultat viendra aussi sûrement que le jour après la nuit. Et toute cette question de l'assemblée, comment obtenir une expression de l'assemblée, comment conserver saine une véritable expression de l'assemblée, à toutes ces choses, la réponse est la vie du Seigneur Jésus. Que cette vie soit continuellement préservée par l'action de la croix, d'abord contre la mort, qui est son grand ennemi, puis contre le terrain sur lequel la mort travaille, qui est la chair; que la croix soit maintenue sur la chair, qui est le terrain de la mort spirituelle, préservant ainsi cette vie précieuse, et nous n’aurons pas a nous préoccuper d’une technique quelconque. Tout ce qui concerne la vie de l'assemblée se déroulera naturellement si la croix fait son œuvre et si la vie a le champ libre. Ce qui est une autre façon de dire que c'est sous forme de vie que doit s'exprimer la souveraineté du Seigneur Jésus, par Son Esprit.

Nous demeurerons une secte, nous devrons à nouveau nous résoudre à quelque chose séparément de toutes les autres choses dans lesquelles se trouvent le peuple du Seigneur, si nous descendons à un niveau inférieur, ou acceptons un autre terrain que celui de la vie souveraine du Seigneur Jésus dans sa glorieuse primauté. Redescendez sur le terrain de l'enseignement doctrinal, sur le terrain des hommes comme conducteurs spirituels, ou sur n'importe quel autre terrain, et vous redeviendrez à un « système ». Mais si vous maintenez la position que vous avez prise par rapport au Seigneur Jésus vivant et souverainement élevé, vous attachant à la Tête, alors, les gens pourront dire ce qu'ils voudront, il n'en sera pas moins vrai que nous aurons là une expression vivante de la pensée de Dieu pour l'assemblée, une communauté d'enfants de Dieu vivant sur une base céleste, spirituelle, universelle.

Il y aurait beaucoup à ajouter sur ce sujet, mais nous en avons sans doute assez dit pour établir l'énorme différence qu'il peut y avoir, dans ce domaine, entre deux façons d’appréhender et de pratiquer les choses concernant l’assemblée.

L'assemblée est donc le rapport spirituel qui unit les enfants de Dieu par des relations actives, sur la base d'une vie souveraine qui n'est autre que la primauté de Christ s'exprimant entre tous. C'est le Seigneur ressuscité qui est au milieu d'eux. Plus de place, désormais, pour quoi que ce soit de l'homme. C'est sur cette base-là que nous devons rechercher la communion fraternelle. C'est sur un terrain spirituel que nous devons avoir la communion, c’est sur le terrain de Christ seul, sur le terrain de la vie unique et indivisible que nous avons en commun; que nous pouvons collaborer avec les saints dans tout ce qui est vraiment spirituel. Mais s’il nous est imposé d’entrer dans une organisation, de devenir partie intégrante d’un système, d’institutions quelconques, alors une barrière est dressée, et la communion fraternelle est mise en échec. Une telle attitude n'est pas un reniement de l'assemblée, ce n'est pas une contradiction de l'unité chrétienne ; c'est simplement un refus de se laisser imposer quelque chose qui n'est pas du Seigneur, qui n'est pas scripturaire, quelque chose qu'on prétend ajouter à notre vie et à notre communion spirituelle. C'est quand les hommes prennent ces voies que les relations s'interrompent. Nous devons rester sur le terrain libre de la souveraineté du Saint Esprit.

Tout cela touche évidemment de très près à la vie pratique. Mais n'oubliez pas, bien-aimés, que toute la question de la plénitude spirituelle est liée à l'observation et au respect de ces choses. Toute la question de la plénitude de Christ dépend de notre présence ou de notre absence du terrain de Sa souveraineté et de Sa vie; les autres terrains, les terrains artificiels, tels que les hommes peuvent en établir, ne doivent pas entrer en ligne de compte pour qui veut connaître quelque chose de cette plénitude. Tout cela nous amène à d'autres questions pratiques. En réalité, toutes les questions pratiques se trouvent soulevées ici. Nous devons donc dire quelques mots de l'opposition des forces du mal.
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La croix, l'Eglise et le conflit (4e partie)

Message par debora le Sam 23 Fév - 10:58

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L'Eglise et l'Opposition des Forces du Mal

L'assemblée, avons-nous dit, est caractérisée par un ensemble de rapports mutuels. Or, si l'assemblée a une bataille à livrer, c'est essentiellement parce qu'elle reconnaît Jésus Christ comme son Seigneur. Ce titre qui Lui est conféré, cette position qui Lui est reconnue, concernent essentiellement l'assemblée. En sorte que c'est à l'assemblée qu'il appartient de soutenir la lutte, c'est l'assemblée, qui doit faire front contre l'opposition des forces du mal. «Je bâtirai mon assemblée, et les portes du hadès ne prévaudront pas contre elle», a dit notre Seigneur (Matthieu 16 :1Cool, sous-entendant que l'assemblée est le principal objectif des puissances du mal. C'est d'un côté l'assemblée, et de l'autre les portes du hadès. Ces puissances du mal doivent être rendues inefficaces par l’intermédiaire de ceux qui appartiennent à l’assemblée.

Permettez-moi ici de vous prévenir d'y regarder à deux fois avant de vous aventurer seul contre les puissances des ténèbres. Si vous vous y risquez, vous constaterez que vous avez à faire à trop forte partie. Je pourrais même être beaucoup plus clair : vous constaterez que vous êtes terriblement malmené. Soyez sur vos gardes : un assaut personnel, individuel, isolé, contre les puissances du mal est une entreprise hasardeuse. C'est à l'assemblée d’intervenir dans ce domaine, l'assemblée peut fort bien n'être représentée que par deux ou trois personnes, mais le principe d'une action de corps représentatif doit être respecté.

Cela ne signifie pas qu'on ne doive pas résister personnellement au diable, que nous ne soyons pas appelés à tenir individuellement, à nous opposer fermement à ses manœuvres. Mais si vous entendez vous livrer à un assaut contre les forteresses du malin, vous aurez à rester sur le terrain de l'assemblée pour en venir à bout, car le Seigneur a fait de cette chose-là une affaire d'assemblée ; par quoi j'entends une affaire relevant du Corps et non d’un membre individuel. Vous en avez sûrement fait l'expérience. Il y a des situations auxquelles on ne peut pas toucher ni faire face si l'on est seul. Une collaboration spirituelle, d'une sorte ou d'une autre, est une condition du succès. Sur ce point d'ailleurs, le Seigneur ne nous laisse pas faire ce que nous voulons. Si vous faites profession d'avoir eu les yeux ouverts sur la vraie nature de l'assemblée, si vous avez rendu un témoignage à ce qu'elle est pour vous, le Seigneur vous tiendra lié au principe qu'elle représente : vous ne parviendrez pas à dominer seul telle ou telle situation. Dieu vous montrera que vous devez vous présenter la situation à l'assemblée. Et toute votre vie sera bloquée tant que vous n'avez pas fait de cette affaire une affaire d'assemblée. Le Seigneur est très jaloux de son Eglise. Satan est capable de mettre une vie entière sens dessus-dessous quand on s'aventure seul au-devant d'un antagonisme spirituel.

Prenez à cœur ce que je vous dis, car cela peut vous concerner directement à plus d'un égard. Tout cela est vrai. Savez-vous vraiment ce que c'est que la vie d'assemblée? Vous me comprenez naturellement : quand je parle de la vie d'assemblée, je ne parle pas de ce que les hommes appellent habituellement «l'Eglise». Je parle de ces rapports spirituels qui unissent les enfants de Dieu, de cette dépendance mutuelle des membres de Christ. Ce n'est pas un vain mot que cette dépendance dans laquelle nous sommes les uns à l'égard des autres. Le Seigneur l'a ainsi voulu. Il l'a formellement prescrit, et dans toutes les affaires importantes, Il nous tiendra liés à ce principe. Si nous ne reconnaissons pas cette loi de Dieu, nous pouvons nous en aller à notre travail et nous apercevoir là que nous sommes mis en échec par l'ennemi, et qu'il n'y a pas d'issue pour nous. L'assemblée doit aller et venir avec nous et nous avec elle. Il faut une vie de Corps dans cette affaire. Si vous l'aviez seulement reconnu et réalisé, chers amis, vous verriez que bien des échecs et bien des déconvenues y ont leur explication.

Considérons le livre d'Esdras. Souvenez-vous comment lui et ses compagnons remirent l'autel à sa place et posèrent les fondements de la maison de l'Eternel. Ils n'étaient pas plus avancés que cela dans leur œuvre que les adversaires entraient déjà en scène. Et que firent-ils, ces adversaires? Oh! ils firent toutes sortes de choses, mais on peut toutes les résumer en un mot : ils s'évertuèrent à frustrer les ouvriers du résultat de leur travail. Frustrer! Quel sentiment décourageant que de se sentir frustré de quelque chose! Est-ce là votre expérience dans l'œuvre de Dieu? Avez-vous des déconvenues? Ce mot exprime-t-il une situation qui vous est particulière? On fait un pas, et on se trouve arrêté. On fait un autre pas et on se trouve de nouveau arrêté. On n'arrive à rien. C'est la déconvenue sur toute la ligne. A l'époque d'Esdras, le peuple fut pour un temps victime de ces efforts de leurs adversaires. L’œuvre de restauration fut arrêtée pendant plusieurs années. Mais le Seigneur n'accepte pas la chose ainsi, et en présence d'une telle situation Il réagit : « Et l'Eternel réveilla l'esprit de Zorobabel... et de Joshua », (Aggée 1 :14), et ensuite par les prophéties d'Aggée et de Zacharie, et l'Eternel dit : « Ni par force, ni par puissance, mais par mon Esprit », (Zacharie 4 :6). Dans ses efforts pour faire échouer les entreprises du peuple de Dieu, le Malin se heurte à la puissance du Saint Esprit, s'exprimant par l'assemblée. L'assemblée est l'instrument de l'œuvre du Saint Esprit contre l'Ennemi. Oh ! que Dieu nous donne un sens tout nouveau de ce principe fondamental de la réalité fonctionnelle de l’assemblée!

Nous l'avons dit et nous le répétons : l'Eglise est bien plus qu'une entité quelconque possédant la vie. Elle est un organisme vivant dans laquelle des relations mutuelles sont actives entre enfants de Dieu. Sa fonction est tout d'abord de relever victorieusement le défi jeté par l'Adversaire à la souveraineté de Jésus Christ. Que surgisse au sein du peuple de Dieu une nouvelle expression de cette activité de Corps, de cette collaboration, et les manœuvres de l'Adversaire pourront être déjouées. Nous n'allons pas contempler les bras croisés ces manigances de l'Ennemi : nous devons être réveillés dans notre esprit. Je ne suis ni Zorobabel ni Joshua, mais je souhaite humblement que cette parole ait sur nous le même effet qu'eut la leur sur le peuple de Dieu de leur temps, pour réveiller une action de Corps contre les manœuvres de l'Adversaire, et pour dire : — Non! Nous n'accepterons pas d'être frustrés du résultat de nos efforts!

Les Ruses du Diable

Mais il y a plus encore. Cette rude bataille qui nous est imposée a toujours pour effet de mettre en échec la vraie signification de la croix et la vraie nature de l'Eglise, parce que dans l'une comme dans l'autre, c'est la souveraineté de Jésus Christ qui est en jeu. Comment la manœuvre de l’ennemi réussit-elle? Les Ecritures jettent sur ce point une abondante lumière. Pour l'apôtre Paul, tout peut se ramener à cette formule concise: « les artifices du diable », (Ephésiens 6 :11).

Esdras et Néhémie — pour revenir à cette époque de l'Histoire — nous donnent tous les deux un aperçu intéressant de ce que sont les artifices du Diable. Son premier mouvement, comme on le voit dans le chapitre 4 d'Esdras, fut une tentative de paralyser le peuple de Dieu en provoquant un mélange. Les adversaires de Juda et de Benjamin apprirent que les fils de la captivité étaient en train de construire. S'étant approchés, ils dirent : « Nous bâtirons avec vous, car nous recherchons votre Dieu, comme vous, et nous lui offrons des sacrifices. » Nous bâtirons avec vous : le mélange! Voilà une des formes les plus subtiles de l'activité de Satan, quand il veut mettre en échec l'autorité de Jésus Christ et lui ôter quelque chose de son absolu. Elle consiste à introduire des éléments qui font profession d'être sincèrement d'accord avec le but poursuivi, mais qui, par leur nature même, y sont étrangers et même en contradiction avec lui. L'ennemi cherche toujours à créer un état de mélange, par des alliances entre des éléments de nature différente. Oh ! laissons la Parole de Dieu nous sonder sur ce point ! La croix a-t-elle réellement accompli son œuvre en nous, a-t-elle été plantée en nous si profondément que nous pouvons dire en toute vérité que ce n'est pas simplement par l'extérieur que nous sommes associés à l'œuvre divine, mais que tout au fond, dans notre être le plus intime, nous portons un vrai fardeau au sujet de cette maison de Dieu? Quel rapport avez-vous avec cette affaire? Vraiment, bien-aimés, l'état actuel de la maison de Dieu ne vous attriste-il pas? Etes-vous bien certains que votre participation n'est pas purement extérieure, objective, comme on fait pour une chose avec laquelle on est d'accord jusqu'à un certain point? Etes-vous tout à fait sûrs que vous êtes entrés dans le vif de cette entreprise, que cette affaire est elle-même entrée en vous, et que dans le tréfonds de votre être, cette maison est l'objet d'une constante, d'une douloureuse préoccupation ?

Les adversaires d'Esdras et de Néhémie — car enfin, malgré tout ce qu'ils disent et prétendent être, ils sont quand même des adversaires — ces adversaires n'avaient aucune préoccupation de cet ordre. Ils n'étaient pas vraiment en souci, ils n'avaient pas le cœur chargé au sujet de cette maison, comme nous le voyons par la suite du récit.

Ce qu'il faut au Seigneur, dans la constitution la plus intime de notre vie, c'est un vrai fardeau en ce qui concerne la vie spirituelle de Son peuple. C'est quelque chose qui doit être en nous : une vraie préoccupation, un souci réel, profond, qui fasse partie de notre vie et qui ne soit pas comme un vêtement d'emprunt qu'on peut, mettre de côté quand cela nous convient, à cause des quelques désagréments ou des menus ennuis qu'il nous procure, et de tout ce qui peut heurter notre intérêt personnel. Ce sont les gens de cette dernière sorte, qui ne sont touchés que superficiellement, que Jean désigne fort justement quand il parle de « Ils sont sortis du milieu de nous, mais ils n'étaient pas des nôtres », (1 Jean 2 :19). Peut-on sortir de quelque chose qui est devenu notre être même? Nous avons peut-être pensé une fois ou deux à y renoncer, à nous retirer, mais quand nous avons réalisé que ce que nous avions peut-être appelé une « chose » et dont nous allions nous séparer s'est trouvé faire tellement un avec nous, il nous a été alors impossible de nous séparer de ceux avec qui nous étions associés. Dans le creuset où Dieu nous avait jeté, cette affaire nous avait pénétré de part en part jusqu'à devenir partie intégrante de notre être.

Etes-vous sûrs qu'il en est ainsi pour vous? Si c’est le cas, alors l'ennemi ne peut pas faire grand-chose, mais souvenez-vous qu'il cherchera toujours à obtenir un conglomérat de personnes dont les unes ont un fardeau réel, tandis que les autres, bien qu'elles soient convaincues de l'avoir aussi, et malgré toutes leurs prétentions de servir le même Dieu et de Lui offrir des sacrifices, n'ont dans tout cela qu'une préoccupation d'emprunt, sans aucun fardeau réel dans les profondeurs de leur personne. Ils ont simplement adhéré superficiellement à quelque chose; ce n'est pas le Saint Esprit qui les y a placés.

Prêtons un très grand discernement quant aux alliances! C'est quand ces gens-là n'ont pas obtenu ce qu'ils voulaient que leur subterfuge éclate au grand jour. Leur première manœuvre ayant échoué, ils vont essayer d'empêcher d'une autre manière la construction de la maison à grand renfort de menaces et d’intimidation, espérant obtenir quelque chose par la terreur, ils se concertent pour mettre sur pied un rapport inexact et calomnier les ouvriers, leur prêtant, dans la construction de ce temple, des intentions de révolte qu'ils n'ont jamais eues. A l'égard de Néhémie et de la reconstruction de la muraille, le faux rapport le représentait comme un homme désirant se faire un nom, regrouper des partisans, devenir quelqu'un. Par de faux rapports, des calomnies, c'est ainsi que travaille l'opposition suscitée par le diable.

Dans ce cas particulier, la pression qu'elle réussit à exercer sur l'œuvre de la restauration fut énorme. Le livre d'Aggée projette sur cet épisode une lumière très significative. Nous nous souvenons qu'au début de ses prophéties, qui devaient donner un renouveau de vie à la construction du temple, on trouve cette parole : « Ce peuple dit : — Le temps n'est pas venu, le temps de la maison de l'Eternel, pour la bâtir. » Or, ils avaient commencé, ils avaient établit l'autel sur son emplacement et posé les fondements de la maison. Puis, leur attitude changea, ils tirent une autre conclusion par rapport à l’opposition : « Le temps n'est pas venu, le temps de la maison de l'Eternel, pour la bâtir » Pourquoi ? Ils se sont heurtés à l'opposition terrible, à l'opposition soutenue de leurs adversaires. Et l'adversaire ne s'est pas simplement opposé du dehors, il s'y est pris de l'intérieur, en faisant une suggestion insidieuse, qui était la suivante : — Vous voyez toutes ces difficultés, tous ces ennemis, ces persécutions, ces calomnies : elles signifient sûrement ceci, c'est que Dieu ne veut pas que vous vous occupiez de cette affaire; la conclusion à en tirer, c'est que le temps de Dieu n'est pas venu. Si le temps de Dieu était venu, l'affaire viendrait à bonne fin sans aucune difficulté! Mais : en a-t-il jamais été ainsi ? En consultant l'histoire nous avons de la difficulté à trouver un exemple où Satan ne s’est pas levé quand Dieu s'est mis à faire une chose nouvelle.

Satan dit : — L'opposition signifie que le temps de Dieu n'est pas encore venu; le Seigneur n'est pas avec vous dans cette affaire ; s'il était avec vous, tout irait à la perfection. Ceci est en fait un mensonge, une ruse, un artifice de sa part. Vous voyez comme Satan intervient par l'intérieur, et donne aux difficultés une signification qu'elles n'ont pas, disant ou insinuant que si le Seigneur était avec vous, vous n'auriez pas de difficultés, Il vous conduirait au but sans que vous ayez le moindre ennui. C'est bien là un mensonge de l'Ennemi : mettre l'œuvre de Dieu en échec par tous les moyens imaginables, à cause de tout ce que représentera pour lui le triomphe du peuple de Dieu.

Demandez à Dieu de vous montrer la signification de tout cela, pour que cette parole manifeste des effets réels dans votre propre vie, et qu'il puisse obtenir, Lui, ce que son cœur désire. Et n'oubliez pas que l'Ennemi cherchera à vous frustrer du résultat. Demandez au Seigneur d’éveiller votre esprit quant à ces choses pour que vous puissiez résister à cette influence de mort, d'aveuglement, de paralysie. Nous devons prendre position pour le témoignage du Seigneur — Si le Seigneur cherche à réaliser quelque chose, je me refuse à toute paralysie de l'esprit ou de la pensée, à toute influence de mort. Je prends fermement position pour l'aboutissement entier de toute la pensée de Dieu !
Invoque-moi et je te répondrai, je t'annoncerai de grandes choses, des choses cachées que tu ne connais pas. (Jérémie 33.3)


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Re: T.Austin-Sparks

Message par maryline le Sam 23 Fév - 11:25

Ces lectures seront pour demain...
je me réjouis d'avance.
merci Debora pour toutes ces "nourritures" que tu trouves....

Maryline :D :D :D

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Le Sang, La Croix et le Nom du Seigneur Jésus 1re partie

Message par debora le Dim 2 Mar - 8:41

Par T. Austin-Sparks

Lectures, 1ere série:

« Et ayant reçu une coupe, il rendit grâces et dit, Prenez ceci et le distribuez entre vous, car je vous dis que je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu… - de même la coupe aussi, après le souper, en disant, Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est versé pour vous » Luc 22 :17-18, 20

« Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Car ma chair est en vérité un aliment, et mon sang est en vérité un breuvage. » Jean 6 :54-55

« Et, par lui, à réconcilier toutes choses avec elle-même, ayant fait la paix par le sang de sa croix, par lui, soit les choses qui sont sur la terre, soit les choses qui sont dans les cieux. » Colossiens 1 :20

« Et non avec le sang de boucs et de veaux, mais avec son propre sang, est entré une fois pour toutes dans les lieux saints, ayant obtenu une rédemption éternelle. Car si le sang de boucs et de taureaux, -et la cendre d’une génisse avec laquelle on fait aspersion sur ceux qui sont souillés, -sanctifie pour la pureté de la chair, combien plus le sang du Christ, qui, par l’Esprit éternel, s’est offert lui-même à Dieu sans tache, purifiera-t-il votre conscience des oeuvres mortes, pour que vous serviez le Dieu vivant! » Hébreux 9 :12-14

« C’est ici le sang de l’alliance que Dieu vous a ordonnée. Et, de la même manière, il fit aspersion du sang sur le tabernacle aussi et sur tous les ustensiles du service. Et presque toutes choses sont purifiées par du sang, selon la loi; et sans effusion de sang il n’y a pas de rémission. » Hébreux 9 :20-22

« Ayant donc, frères, une pleine liberté pour entrer dans les lieux saints par le sang de Jésus… » Hébreux 10 :19

« Par la foi, il a fait la pâque et l’aspersion du sang, afin que le destructeur des premiers-nés ne les touchât pas. » Hébreux 11 :28

« Jésus, médiateur d’une nouvelle alliance; et au sang d’aspersion qui parle mieux qu’Abel. » Hébreux 12 :24

« Élus selon la préconnaissance de Dieu le Père, en sainteté de l’Esprit, pour l’obéissance et l’aspersion du sang de Jésus Christ, Que la grâce et la paix vous soient multipliées! » Pierre 1 :2

« Mais si nous marchons dans la lumière, comme lui-même est dans la lumière, nous avons communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus Christ son Fils nous purifie de tout péché. » 1 Jean 1 :7

« Et ils chantent un cantique nouveau, disant, Tu es digne de prendre le livre, et d’en ouvrir les sceaux; car tu as été immolé, et tu as acheté pour Dieu par ton sang, de toute tribu, et langue, et peuple, et nation; et tu les as faits rois et sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre. » Apocalypse 5 :9-10

« Et je lui dis, Mon seigneur, tu le sais. Et il me dit, Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation, et ils ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l’Agneau. C’est pourquoi ils sont devant le trône de Dieu et le servent jour et nuit dans son temple; et celui qui est assis sur le trône dressera sa tente sur eux. » Apocalypse 7 :14-15


Lectures, 2e série :

« Et Pierre leur dit, Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ, en rémission des péchés; et vous recevrez le don du Saint Esprit. » Actes 2 :38

« Pierre dit, Je n’ai ni argent ni or, mais ce que j’ai, je te le donne, Au nom de Jésus Christ le Nazaréen, lève-toi et marche. » Actes 3 :6

« Et les ayant fait comparaître, ils leur demandaient, Par quelle puissance ou par quel nom avez-vous fait ceci?
Et il n’y a de salut en aucun autre; car aussi il n’y a point d’autre nom sous le ciel, qui soit donné parmi les hommes, par lequel il nous faille être sauvés.
Mais afin que cela ne soit pas répandu davantage parmi le peuple, défendons-leur avec menaces, de parler davantage en ce nom à qui que ce soit.
En étendant ta main pour guérir, et pour qu’il se fasse des miracles et des prodiges par le nom de ton saint serviteur Jésus. Actes 4 :7, 12, 17, 30

« Mais quand ils eurent cru Philippe qui leur annonçait les bonnes nouvelles touchant le royaume de Dieu et le nom de Jésus Christ, tant les hommes que les femmes furent baptisés. Actes 8 :12

« Et elle fit cela pendant plusieurs jours. Mais Paul, affligé, se retourna et dit à l’esprit, Je te commande au nom de Jésus Christ de sortir d’elle. Et à l’heure même il sortit. » Actes 16 :18

« Mais quelques-uns aussi des Juifs exorcistes qui couraient çà et là, essayèrent d’invoquer le nom du Seigneur Jésus sur ceux qui avaient des esprits malins, disant, Je vous adjure par Jésus que Paul prêche. Et il y avait sept fils de Scéva, Juif, principal sacrificateur, qui faisaient cela. Mais l’esprit malin, répondant, leur dit, Je connais Jésus et je sais qui est Paul; mais vous, qui êtes-vous? » Actes 19 :13-15

« Car pour moi, étant absent de corps, mais présent en esprit, j’ai déjà, comme présent, jugé (vous et mon esprit étant assemblés avec la puissance de notre Seigneur Jésus Christ), de livrer, au nom de notre Seigneur Jésus Christ, celui qui a ainsi commis cette action. » 1 Corinthiens 5 :3-4

« Et quelques-uns de vous, vous étiez tels; mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus, et par l’Esprit de notre Dieu. » 1 Corinthiens 6 :11

« Au-dessus de toute principauté, et autorité, et puissance, et domination, et de tout nom qui se nomme, non seulement dans ce siècle, mais aussi dans celui qui est à venir; et il a assujetti toutes choses sous ses pieds, et l’a donné pour être chef sur toutes choses à l’assemblée. » Éphésiens 1 :21-22

« C’est pourquoi aussi Dieu l’a haut élevé et lui a donné un nom au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus se ploie tout genou des êtres célestes, et terrestres, et infernaux. » Philippiens 2 :9-10

« Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés pour le Christ Jésus, nous avons été baptisés pour sa mort? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême, pour la mort, afin que comme Christ a été ressuscité d’entre les morts par la gloire du Père, ainsi nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. Car si nous avons été identifiés avec lui dans la ressemblance de sa mort, nous le serons donc aussi dans la ressemblance de sa résurrection; sachant ceci, que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché soit annulé, pour que nous ne servions plus le péché. Car celui qui est mort est justifié du péché. Or si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui. » Romains 6 :3-8


Bien-aimés de Dieu, nous venons de lire un certain nombre de passages de la Parole. et vous aurez sans doute remarqué qu'ils nous présentent trois sujets distincts. Ils touchent à trois choses différentes, et j'ai à cœur de consacrer un peu de temps à considérer ces trois questions qui sont: le Sang, la Croix et le Nom du Seigneur Jésus.

Chacune de ces questions a une importance qui lui est propre. Nous verrons, je l'espère, quelque chose de cette importance; mais il y a une autre chose qui est aussi très importante. spécialement pour les enfants de Dieu, c'est de faire la distinction entre ces termes. On les emploie trop souvent sans discerner leur sens propre; et je pense que la confusion qui résulte d'un usage impropre peut être une cause de faiblesse qui entrave notre marche vers le but. Il est important de savoir, lorsque l'on part pour la guerre, de quelles armes on aura besoin, de savoir les choisir, et de les utiliser de manière intelligente. Car ce serait être dans une situation fort embarrassante que d'avoir entre les mains une arme qui, en pleine mêlée, ne serait pas celle dont on aurait besoin. Et il est si important pour les enfants de Dieu de comprendre la valeur spéciale et le sens particulier de chacune de ces trois choses qui sont liées si intimement à leur victoire spirituelle. Il est important aussi pour les inconvertis de connaître le sens de ces termes, de ces mots qui reviennent si souvent sur les lèvres des chrétiens: « le Sang de Jésus Christ », « la Croix du Seigneur Jésus », « le Nom de Jésus ». Nous n'avons pas l'espoir d'épuiser tout le sujet dans ces quelques pages; nous ne pouvons que l'introduire et l'aborder dans ses grandes lignes; et, si le Seigneur le permet, nous y reviendrons une autre fois, pour en approfondir l'étude.

Nous commençons donc par le Sang de Christ, dont parlent tellement les passages que nous venons de citer et qui ne représentent cependant qu'une petite partie de tout ce que la Parole de Dieu nous dit à ce sujet. Ce que nous avons d'emblée à souligner, c'est que le Sang du Seigneur Jésus se rapporte, avant tout et spécifiquement, au péché et à la rédemption qui donne la vie.
J'aimerais que vous reteniez cette déclaration, et que vous preniez la Parole de Dieu pour la sonder et l'étudier à cette lumière, plus que nous ne pouvons le faire ici; vous verrez à quel point la Parole de Dieu affirme que c'est dans ce domaine que le Sang de Jésus exerce son effet. Le Sang se rapporte à la purification et à la rédemption qui donnent la vie. En d'autres termes, le Sang efface le péché et enlève à Satan tout le terrain qu'il occupe de plein droit à cause du péché. Lorsque nous parlons du terrain que Satan occupe de plein droit, nous voulons dire que, par sa nature, – selon la Parole de Dieu et selon l'expérience et la connaissance spirituelle de ceux qui sont venus au Seigneur Jésus, – la création tout entière est asservie au Diable. Peut-être contesterez-vous ce fait, parce que, dans ce domaine particulier, vous n'avez pas fait d'expérience personnelle. Mais essayez de venir au Seigneur Jésus, et vous ne tarderez pas à découvrir à quel point vous êtes l'esclave du Diable, car il n'y a que le prisonnier qui cherche à s'échapper qui comprend qu'il est réellement prisonnier. Mais ce que la Parole de Dieu nous dit est vrai, et l'expérience spirituelle de tous ceux qui sont vraiment venus à Christ en est la preuve: la race tout entière et toute la création, dans leur état naturel, sont maintenant esclaves du Diable.
Mais la puissance et l'autorité de Satan tiennent à une condition, et cette condition, c'est le péché. Et là où règne le péché, il a une base légitime pour maintenir son autorité; c'est par le péché qu'il tient les hommes. Il saisit, il tient, et il maintient son emprise par le péché. L'on peut dire que le péché, est la chaîne par laquelle la race humaine tout entière est tenue sous la puissance de Satan, et le péché constitue donc pour lui un terrain légal. Toutes les prérogatives et la position dont il jouit de plein droit ont pour base l'état dans lequel l'homme est tombé par son propre péché : péché contre Dieu et obéissance à Satan.
Le Sang se rapporte donc au péché et à tout le terrain occupé par Satan; et les mots qui qualifient peut-être le mieux tout ce domaine sont: condamnation et mort. C'est par ces deux mots que l'apôtre résume l'incomparable argumentation qu'il a faite dans les trois premiers chapitres de sa lettre aux Romains. Après avoir retracé tout le cours des âges, parcouru tous les domaines de l'existence humaine, après les avoir examinés et les avoir passés au crible des exigences de Dieu, il finit par tout renfermer sous le péché: « Il n'y a point de juste, pas même un seul ». Et par l'Esprit, il prononce le verdict: tous sont sous la condamnation, et par conséquent, tous sont sous la mort. Ce sont ces deux mots de condamnation et de mort qui représentent la base légale sur laquelle Satan peut retenir tous les hommes dans la servitude.
Invoque-moi et je te répondrai, je t'annoncerai de grandes choses, des choses cachées que tu ne connais pas. (Jérémie 33.3)


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