Docteur, un enfant parfait, s'il vous plait !
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Docteur, un enfant parfait, s'il vous plait !
Docteur, un enfant parfait s'il vous plaît!
TECHNIQUE. L'arsenal des examens prénatals, en particulier l'échographie, permet de détecter très tôt les malformations d'un fœtus. Quête du bébé zéro défaut.
Marie-Christine Petit-Pierre
Vendredi 16 mai 2008
Lien : http://www.letemps.ch/template/societe.asp?page=8&article=231923
Qu'en pensez-vous ?
J'avoue que ça me fait froid dans le dos.
Sur le principe, je suis contre l'avortement même si je ne permettrais pas de juger qqn qui pense que c'est la seule solution à son problème.
Mais que dire d'une maman célibataire, qui aurait à sa charge un enfant lourdement handicapé, et dont les soins seraient extrêmement couteux ?
Est-ce que c'est parce qu'on a tellement peur de la différence ? Qu'on veut être beau et athlétique comme dans les publicités ?
Tout ça me laisse perplexe.
TECHNIQUE. L'arsenal des examens prénatals, en particulier l'échographie, permet de détecter très tôt les malformations d'un fœtus. Quête du bébé zéro défaut.
Marie-Christine Petit-Pierre
Vendredi 16 mai 2008
La médecine fœtale n'existe pas en tant que spécialité et pourtant aucune population n'est aussi exposée au dépistage de masse que les fœtus. Grâce aux progrès techniques, les spécialistes peuvent détecter très tôt des anomalies chez l'enfant à venir. Un savoir utile mais qui marque la fin de l'innocence pour le couple, qui doit être prêt à choisir s'il gardera son fœtus ou non en cas de malformation. Parents et médecins sont poussés dans une quête du bébé parfait, mais parfait jusqu'à quel point?
«Notre société accepte de moins en moins les différences et nous sommes tous responsables de cette situation. Nous avons parfois des demandes d'interruption, en tout début de grossesse, pour des fœtus auxquels il manque juste une phalange. C'est une dérive, car le but de l'échographie est de diagnostiquer des handicaps sévères. Heureusement, des demandes «choquantes» de ce type sont rares et, d'ailleurs, le nombre d'interruptions volontaires de grossesse (IVG) reste très stable», explique Yvan Vial, médecin associé au service d'obstétrique du CHUV à Lausanne.
Mais l'attitude des parents évolue, constate le professeur: «Je vois beaucoup de parents qui rejettent dans un premier temps l'idée d'un enfant imparfait. Mais si l'on prend le temps de discuter, de leur permettre de s'approprier cet enfant différent, leur réflexion change dans les 24 à 48 heures. Ils deviennent beaucoup plus pondérés, même s'ils se décident tout de même pour une IVG.» Yvan Vial insiste. Il n'est pas opposé à l'IVG, mais les parents doivent pouvoir peser leur décision. «Nous essayons de mettre sur pied un centre pour les IVG tardives dans des unités périnatales où une équipe multidisciplinaire puisse donner le point de vue du bébé et des parents, comme cela se fait en France.
Par ailleurs, de plus en plus de parents décident d'accompagner leur enfant jusqu'au terme, même s'ils savent qu'il n'est pas viable. En Suisse alémanique, une minorité significative de parents choisit même de refuser le diagnostic prénatal dans l'idée d'accepter leur enfant tel qu'il est, constate Johannes Bitzer, chef de l'unité d'obstétrique et de gynécologie psychosociale à l'Hôpital universitaire de Bâle. Toutefois, la majorité souhaite bénéficier du diagnostic prénatal, sans toujours se rendre compte des incertitudes que cela implique. «Il peut arriver, par exemple, que l'on détecte une maladie qui peut se développer soit de manière bénigne, soit avoir un impact extrêmement grave sur le développement de l'enfant. Le médecin peut être tenté de noircir le trait pour se prémunir de plaintes ultérieures. Nous disposons d'un comité d'éthique pour nous aider à trancher dans les cas difficiles. Disons que les faux diagnostics sont rares mais que le pronostic n'est pas toujours juste. Dans ce contexte, il est important d'informer les patientes afin qu'elles décident en connaissance de cause de recourir ou non aux examens prénatals.»
En Suisse romande, la majorité des couples souhaitent recourir aux examens prénatals. A Genève, Olivier Irion, chef du service d'obstétrique aux HUG, souligne que l'examen prénatal permet de préparer les parents à des anomalies qui peuvent être impressionnantes mais que l'on peut soigner, comme une fente labiale (bec-de-lièvre) importante. Ou encore mobiliser une équipe pour l'accouchement lorsque l'on a pu détecter un problème cardiaque. Par ailleurs, le professeur ne note pas une augmentation des demandes d'interruption de grossesse.
«Aujourd'hui, j'ai l'impression que les gens veulent très vite une solution lorsqu'il y a un problème, remarque-t-il. Mais je suis au courant de tous ces cas et je ne pense pas qu'il y ait dans nos services des interruptions de grossesse pour des motifs futiles. D'une manière générale, à moins d'une malformation létale, nous exigeons qu'il y ait une rencontre entre les parents et le spécialiste concerné par le handicap du fœtus ainsi qu'un entretien avec un psychologue avant d'accepter l'intervention.»
Certains parents ne comprennent pas que l'on puisse manquer une anomalie après les examens prénatals. Ce sont des personnes qui portent plainte si leur bébé n'est pas parfait. Des cas extrêmement rares en Suisse. En France, on en compte une quarantaine par an. Pour éviter ces dérives, il est très important que les parents soient informés des limites des examens, remarque Roger Bessi, pionnier de l'échographie à Paris. «Mais la situation a beaucoup évolué, de plus en plus de gens ont compris que l'on ne peut pas tout détecter. Dans le même temps, les femmes savent bien que l'échographie peut révéler des anomalies. Elles ne viennent plus à cet examen comme pour une photo de famille. Le dépistage chez le fœtus suscite de l'angoisse, mais personne n'y renonce. C'est un peu la caricature de la médecine préventive. Nous devons apprendre à vivre avec ces examens. Si l'on détecte une malformation urinaire chez un fœtus, cela peut permettre de sauver ses reins avec une intervention minime», relève le spécialiste.
Roger Bessi considère qu'il faut désormais essayer de comprendre ce que l'examen prénatal signifie au niveau de la société. «Est-ce que nous sommes là pour éradiquer la trisomie 21 ou pour donner aux familles la possibilité de choisir? C'est une question importante, valable pour toute pathologie, car on peut imaginer que la société décide de ne plus soutenir des parents qui auraient choisi, en connaissance de cause, de laisser naître leur enfant avec un handicap.»
© Le Temps, 2008 . Droits de reproduction et de diffusion réservés.
«Notre société accepte de moins en moins les différences et nous sommes tous responsables de cette situation. Nous avons parfois des demandes d'interruption, en tout début de grossesse, pour des fœtus auxquels il manque juste une phalange. C'est une dérive, car le but de l'échographie est de diagnostiquer des handicaps sévères. Heureusement, des demandes «choquantes» de ce type sont rares et, d'ailleurs, le nombre d'interruptions volontaires de grossesse (IVG) reste très stable», explique Yvan Vial, médecin associé au service d'obstétrique du CHUV à Lausanne.
Mais l'attitude des parents évolue, constate le professeur: «Je vois beaucoup de parents qui rejettent dans un premier temps l'idée d'un enfant imparfait. Mais si l'on prend le temps de discuter, de leur permettre de s'approprier cet enfant différent, leur réflexion change dans les 24 à 48 heures. Ils deviennent beaucoup plus pondérés, même s'ils se décident tout de même pour une IVG.» Yvan Vial insiste. Il n'est pas opposé à l'IVG, mais les parents doivent pouvoir peser leur décision. «Nous essayons de mettre sur pied un centre pour les IVG tardives dans des unités périnatales où une équipe multidisciplinaire puisse donner le point de vue du bébé et des parents, comme cela se fait en France.
Par ailleurs, de plus en plus de parents décident d'accompagner leur enfant jusqu'au terme, même s'ils savent qu'il n'est pas viable. En Suisse alémanique, une minorité significative de parents choisit même de refuser le diagnostic prénatal dans l'idée d'accepter leur enfant tel qu'il est, constate Johannes Bitzer, chef de l'unité d'obstétrique et de gynécologie psychosociale à l'Hôpital universitaire de Bâle. Toutefois, la majorité souhaite bénéficier du diagnostic prénatal, sans toujours se rendre compte des incertitudes que cela implique. «Il peut arriver, par exemple, que l'on détecte une maladie qui peut se développer soit de manière bénigne, soit avoir un impact extrêmement grave sur le développement de l'enfant. Le médecin peut être tenté de noircir le trait pour se prémunir de plaintes ultérieures. Nous disposons d'un comité d'éthique pour nous aider à trancher dans les cas difficiles. Disons que les faux diagnostics sont rares mais que le pronostic n'est pas toujours juste. Dans ce contexte, il est important d'informer les patientes afin qu'elles décident en connaissance de cause de recourir ou non aux examens prénatals.»
En Suisse romande, la majorité des couples souhaitent recourir aux examens prénatals. A Genève, Olivier Irion, chef du service d'obstétrique aux HUG, souligne que l'examen prénatal permet de préparer les parents à des anomalies qui peuvent être impressionnantes mais que l'on peut soigner, comme une fente labiale (bec-de-lièvre) importante. Ou encore mobiliser une équipe pour l'accouchement lorsque l'on a pu détecter un problème cardiaque. Par ailleurs, le professeur ne note pas une augmentation des demandes d'interruption de grossesse.
«Aujourd'hui, j'ai l'impression que les gens veulent très vite une solution lorsqu'il y a un problème, remarque-t-il. Mais je suis au courant de tous ces cas et je ne pense pas qu'il y ait dans nos services des interruptions de grossesse pour des motifs futiles. D'une manière générale, à moins d'une malformation létale, nous exigeons qu'il y ait une rencontre entre les parents et le spécialiste concerné par le handicap du fœtus ainsi qu'un entretien avec un psychologue avant d'accepter l'intervention.»
Certains parents ne comprennent pas que l'on puisse manquer une anomalie après les examens prénatals. Ce sont des personnes qui portent plainte si leur bébé n'est pas parfait. Des cas extrêmement rares en Suisse. En France, on en compte une quarantaine par an. Pour éviter ces dérives, il est très important que les parents soient informés des limites des examens, remarque Roger Bessi, pionnier de l'échographie à Paris. «Mais la situation a beaucoup évolué, de plus en plus de gens ont compris que l'on ne peut pas tout détecter. Dans le même temps, les femmes savent bien que l'échographie peut révéler des anomalies. Elles ne viennent plus à cet examen comme pour une photo de famille. Le dépistage chez le fœtus suscite de l'angoisse, mais personne n'y renonce. C'est un peu la caricature de la médecine préventive. Nous devons apprendre à vivre avec ces examens. Si l'on détecte une malformation urinaire chez un fœtus, cela peut permettre de sauver ses reins avec une intervention minime», relève le spécialiste.
Roger Bessi considère qu'il faut désormais essayer de comprendre ce que l'examen prénatal signifie au niveau de la société. «Est-ce que nous sommes là pour éradiquer la trisomie 21 ou pour donner aux familles la possibilité de choisir? C'est une question importante, valable pour toute pathologie, car on peut imaginer que la société décide de ne plus soutenir des parents qui auraient choisi, en connaissance de cause, de laisser naître leur enfant avec un handicap.»
© Le Temps, 2008 . Droits de reproduction et de diffusion réservés.
Lien : http://www.letemps.ch/template/societe.asp?page=8&article=231923
Qu'en pensez-vous ?
J'avoue que ça me fait froid dans le dos.
Sur le principe, je suis contre l'avortement même si je ne permettrais pas de juger qqn qui pense que c'est la seule solution à son problème.
Mais que dire d'une maman célibataire, qui aurait à sa charge un enfant lourdement handicapé, et dont les soins seraient extrêmement couteux ?
Est-ce que c'est parce qu'on a tellement peur de la différence ? Qu'on veut être beau et athlétique comme dans les publicités ?
Tout ça me laisse perplexe.
Dernière édition par Loys le Ven 16 Mai - 14:54, édité 1 fois (Raison : +lien)
Re: Docteur, un enfant parfait, s'il vous plait !
Ça me donne des frissons... que sera le futur ?
debora
debora
Invoque-moi et je te répondrai, je t'annoncerai de grandes choses, des choses cachées que tu ne connais pas. (Jérémie 33.3)
Forum Relation d'aide chrétienne
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Re: Docteur, un enfant parfait, s'il vous plait !
Grave question !
Triste société qui n'arrive plus ou pas à faire face à ces différences, petites ou grandes.
Jusqu'où irons-nous ????
Triste société qui n'arrive plus ou pas à faire face à ces différences, petites ou grandes.
Jusqu'où irons-nous ????
Re: Docteur, un enfant parfait, s'il vous plait !
Oui, je n'aime pas trop ça.
Sinon, un truc marrant, j'ai lu il y a quelques temps dans un magazine que la maman avait plus de chances d'avoir une fille si elle prenait moins de poids pendant la grossesse et un garçon si en prend plus que moins lol bon, déjà ce n'est pas très clair. Et ensuite on nous disait que ces informations avaient été testées et avaient marché chez 52% de femmes enceintes.
J'ai trouvé ça marrant.

Sinon, un truc marrant, j'ai lu il y a quelques temps dans un magazine que la maman avait plus de chances d'avoir une fille si elle prenait moins de poids pendant la grossesse et un garçon si en prend plus que moins lol bon, déjà ce n'est pas très clair. Et ensuite on nous disait que ces informations avaient été testées et avaient marché chez 52% de femmes enceintes.
J'ai trouvé ça marrant.
GAOU
Re: Docteur, un enfant parfait, s'il vous plait !
J'ai écris en même temps que toi Lotus. mon message n'a pas grand chose à voir avec le sujet si ce n'est qu'on nous incite à tout vouloir choisir.
GAOU
Re: Docteur, un enfant parfait, s'il vous plait !
ah oui 52 % j'adore !
debora
debora
Invoque-moi et je te répondrai, je t'annoncerai de grandes choses, des choses cachées que tu ne connais pas. (Jérémie 33.3)
Forum Relation d'aide chrétienne
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Re: Docteur, un enfant parfait, s'il vous plait !
Il y a aussi des histoires autour de régimes avec ou sans sel.
Re: Docteur, un enfant parfait, s'il vous plait !
Les gens sont incités, quand même, par le corps médical à choisir l'IVG.
Il y a si peu de structures d'accueil pour les enfants au handicap lourd... Pour un petit, ça va, mais quand les parents vieillissent, que se passera-t-il ?
Une réduction des IVG ne peut qu'aller de pair avec une augmentation des structures d'accueil pour handicapés, et aussi une éducation des enfants dès leur plus jeune âge au respect de la différence sous toutes ses formes.
Il y a si peu de structures d'accueil pour les enfants au handicap lourd... Pour un petit, ça va, mais quand les parents vieillissent, que se passera-t-il ?
Une réduction des IVG ne peut qu'aller de pair avec une augmentation des structures d'accueil pour handicapés, et aussi une éducation des enfants dès leur plus jeune âge au respect de la différence sous toutes ses formes.
Re: Docteur, un enfant parfait, s'il vous plait !
Dans tous les hôpitaux, du moins en France, il y a des comités qui réfléchissent aux demandes des parents.
D'après ce que je sais, certains handicaps ont "disparus" comme le "spina bifida" parce qu'on voit l'anomalie de la colonne vertébrale et que le handicap est plus que lourd à vivre tant pour celui qui en est porteur( incontinence, souvent pas de marche, scoliose, appareillage et troubles intellectuels plus ou moins importants) que pour les parents.
Aucun parent n'est "préparé" à vivre avec un enfant lourdement handicapé.
Il y a des techniques chirurgicales pour les tous petits qui permettent bien des "réparations", mais les conséquence de ces interventions et hospitalisations,existent et ne doivent pas être minimisées.
J'ai connu des bébés qui venaient au monde avec une fente labiale (bec de lièvre) et division palatine. Théoriquement cela se répare très bien (la lèvre à la naissance maintenant), mais parfois, il y a des interventions qui durent 20 ans, avec tout ce que cela signifie de souffrance, de différence.
Je n'ai aucune réponse; J'ai accompagné beaucoup d'enfants porteurs d'un handicap lourd et je me suis posé bien des questions.
Actuellement, il y a beaucoup d'enfants porteurs d'anomalie génétique (qui conduisent à des polyhandicaps) qui ne peuvent être "détectés.
Comme c'était mon métier, je propose un texte qui a été très apprécié à l'époque par les parents.
Catherine Lestang . Psychologue. Centre de Villiers sur Marne. 19 Janvier 1992
A PROPOS DES POL Y HANDICAPES.
POUR CEUX QUI VIVENT A VEC EUX.
QUI SUIS-JE?
J'ai des jambes, mais elles sont presque tou.jours incapables de me porter. Je ne peux donc pas me déplacer tout seul. Pourtant, par moment mes jambes, décident de donner comme des coups de pieds: elles se tendent toutes seules; cela me surprend, et surtout parfois cela me tait mal. En général je suis dans une poussette quand je suis petit, puis dans une coquille quand .je grandis. Mais je ne suis pas identifiable à cette coquille. . . Cela est censé me permettre d'avoir une meilleure vision du monde, et d'être assis comme tout le monde. Mais des fois, .j'aimerai en sortir, et sentir le contact d'autre chose que de ce truc en plastique, dans lequel je suis attaché pour ne pas tomber. En fait c'est surtout ça: comme .je n'ai pas de muscles, alors rien en moi ne tient, et si on me laisse sans appui alors .je m'effondre. Cela vous fait peur, cela me fait peur. Cela me fait peur, parce que des fois vous ne savez pas me porter, et j'ai peur que vous ne me lâchiez. Et des fois, j'ai l'impression que cela vous ferait plaisir, parce qu'un enfant, comme moi, ce n'est pas très gratifiant!
J'ai des bras et des mains, mais mes mains sont en général incapables d'attraper et de tenir quoique ce soit. Pourtant, mes mains sont bien souvent dans ma bouche, et parfois, .je peux m'opposer à celui où à celle qui veut me donner à manger, car Je ne suis pas capable de m'alimenter seul. Je suis totalement dépendant.
J'ai une tête, comme tout le monde, seulement voilà, ma tête a du mal à tenir dressée, comme la tête de tous les autres enfants. Elle tombe. Bien sûr, si on me demande de la , tenir, partois j'y arrive, surtout quand il me semble que cela fait plaisir à quelqu'un. Bien souvent, je ne suis pas vraiment capable de retenir ma salive, et je bave comme un tout petit beôé que .je ne suis plus. D'ailleurs, plus .je m'ennuie, plus je bave. Pourquoi ferai-je des efforts pour retenir quelque chose à l'intérieur de moi, si cela n'intéresse personne. Et puis cette sensation de chaleur , qui coule sur mes joues, ce n'est pas si désagréable. Souvent, j' ai du mal pour avaler, et si on me donne des morceaux, et bien, .i' avale tout rond et je risque de m'étrangler . Alors on me donne du mouliné ou du mixé. Trouver le véritable goût des aliments n'est guère facile, et pourtant j'ai comme tout le monde des goûts et des dégoûts, seulement comme .je ne peux m'exprimer qu'en fermant la bouche ou en tournant ma tête, comment taire comprendre que j'ai faim et que ce n'est pas bon'? Comment taire comprendre, que je peux comme un tout à chacun me lasser si on me donne trop souvent du pareil, du même. Je suis comme tout le monde, j'ai des goûts qui changent.
Je suis incapable d'articuler des sons, alors .je ne parle pas. Est-ce que cela veut dire que je ne comprenne rien, ni que je n'entende rien de ce qui se passe autour de moi, de ce que l'on dit de moi, de ce que l'on pense de moi? .l'aime qu'on me parle, qu'on me parle à moi. je n'aime pas quand on me nourrit sans s'occuper vraiment de moi, c'est à dire en parlant de quelque chose qui n'a vraiment rien à taire avec moi. Je ne suis pas qu'un tube digestif
Cela on le sait grâce à Monsieur Brazelton. Pourquoi oublie-t-on que pour moi, c'est la même chose.
Heureusement, .je suis capable de dire un tas de choses avec mon regard, mais êtes vous sûrs de ne jamais vous tromper, de ne jamais comprendre de travers.
Un autre problème avec moi, c'est que, comme je ne bouge pas, on dit que je ft'ai pas de motricité, je me constipe très facilement. Des fois, ce n'est vraiment pas de ma faute, c'est de la votre; et pourtant des fois, j'essaye de vous dire quelque chose, en retenant à l'intérieur de moi. Comme .je l'ai dé.jà dit, je ne parle pas, alors il faut bien que j'invente des trucs, qui sont d'ailleurs les trucs inventés par les bébés pour taire comprendre qu'il y a quelque chose qui ne va pas .
Qui vous dit que ,je ne souffre pas de ne pas pouvoir courir, de ne pas pouvoir attraper, de ne pas pouvoir me défendre, de ne pas pouvoir parler de ce que je sens'? Qui vous dit, que .je ne me rende pas compte des changements qui arrivent dans mon corps quand je grandis'?
Le problème avec moi, c'est que je sens et je ressens les émotions, les conflits, les sensations de ceux que .j'aime le plus. Seulement, personne ne m'explique rien. A ce propos je voudrais vous dire que parfois vous me soûlez avec des mots qui sont des mots action, qui cachent mal ce que vous sentez.
Bien sûr c'est gentil de me dire que vous allez faire ma toilette, c'est super, parce que vous ne le faites pas toujours, de nommer les différentes parties de mon corps, mais il y a des fois où cela vous embête de me nettoyer, et moi .je le sens. J'aimerai mieux que vous me le disiez, pour que je sache, si ça vient de moi, de mon corps que vous ne supportez plus, ou si c'est parce que vous avez des ennuis chez vous, des ennuis avec vos collègues de travail, des ennuis dans lesquels moi, je n'ai rien à voir . Comme ça ,je pourrai différencier ce qui vient de moi, et ce qui vient de vous, .je pourrai si vous m'aidez, faire un tri entre les émotions qui paIfois me submergent. D'ailleurs quand il yen a trop, alors je me ferme, .je m'exclue, parce que je ne suis pas équipé pour faire face à un trop de quelque chose.
Des fois, vous dites que .je suis autiste, ou psychotique. Vous le dites quand ,je ne communique pas, ou du moins quand vous ne comprenez pas, ce que j'ai à vous dire. Si seulement vous pouviez arrêter d'être aussi simpliste. Je suis, envers et contre tout, un être vivant, puisque d'une certaine manière ,ie ne me suis pas laissé mourir à certains moments de ma vie, ces moments qui .justement m'ont rendu différent.
Des fois, quand je me raidis, je vous dit quelque chose, seulement vous ne l'entendez qu'en termes d'opposition, alors que .j'essaye peut-être de vous dire que j'ai très mal dormi, que mon corps me tait mal partout et j'ai peur que vous ma fassiez encore plus mal... Je sais que les mouvement.~ stéréotypés ont très mauvaise presse, mais je n 'y peux rien. Ce sont des mouvements, les seuls, qui m'appartiennent en propre, que vous n'arrivez pas à imiter, les seuls que d'une certaine manière .je peux contrôler et qui me rassurent. Là .je suis enfin propriétaire de quelque chose...
C'est vrai que ,je ne suis pas outillé, parce que mon cerveau en a pris un coup depuis ma naissance, et parfois même avant, pour décoder le monde comme vous le décodez vous! Je n'ai pas les moyens de comprendre que le monde qui m'entoure, n'est pas si mauvais que ça. Mais comment voulez-vous que je comprenne que la kiné, que les interventions, c'est bon pour moi, alors que souvent ça me fait mal, et que ,je ne peux pas comprendre à quoi ça sert.
C'est vrai que ce trouble de la communication et de la relation, c'est ce qui vous ennuie le plus, parce que ça vous rappelle que vous n'êtes pas tout puissants. Des fois, c'est moi qui suis le plus fort, seulement en général je le paye cher, parce que .j'utilise des comportements archaïques, comme vous dites, c'est à dire des comportement qui touchent à ce qu'il y a de plus primitif en moi, comme la respiration qui s'altère, comme la peau qui s'abîme, comme le refus de manger avec des vomissements et des fausses routes.
Il faut aussi que vous sachiez, que même si mon cerveau est diffèrent du vôtre, la douleur , la souffrance, je connais. seulement je n'ai pas de moyen de vous dire où j'ai mal, ce qui me fait maJ. A vous d'essayer de trouver. On sait qu'un petit enfant qui souffre, se referme sur lui même, qu'il devient incapable d'entrer en relation avev les autres. Peut-être est-ce la même chose pour moi, peut-être est-ce à vous d'être plus inventif. Bien sûr parfois ,je suis capable d'émettre des bruits des sons, mais comment taire la part entre ma peur et ma douleur. Serez-vous un.jour capable d'entendre mes plaintes?
Pourquoi suis-je comme cela, c'est difficile à expliquer. ce qui est certain c'est que mon cerveau présente même si on n'est pas tou.jours capable de les trouver, des lésions. Des fois je suis né trop tôt, et je n'ai pas été capable de bien respirer alors mon cerveau en a souffert, et c'est irréparable. Des fois, j'ai attrapé un virus qui est venu attaquer mon cerveau et qui a fait des dégât~: en général cela s'appelle une méningite. Bien souvent, on ne sait pas pourquoi ,je suis comme ça. Il est posssible qu'il y ait du génétique là dedans. Des fois, j'ai été renversé par une voiture, et j'ai perdu tout ce que j'avais, tout ce que j'étais.
Et puis, comme vous tous, j'ai en général des parents, qui ont un .jour entendu quelqu'un leur dire que je n'étais pas normal, que je ne me développerai.jamais comme les autres, que jamais .je n'irai à l'école, que ,jamais je n'apprendrai à lire. De ce choc là, il y a de fortes chances qu'ils ne remettent jamais. Alors ils vont peut-être avoir avec moi des attitudes très différentes de celles des autres parents, avec les enfants "pas comme moi " . Ils risquent de me considérer comme un tout petit, comme une chose qu'il tàut protéger, alors maJgré leur bonne volonté, ils risquent de ne pa.~ taire de moi, un petit d'homme, mais un petit quelque chose, parce que .jamais ils ne m'interdiront quoique ce soit. Peut-être avez-vous quelque chose à faire, car mes parents à moi, sont blessés à vie, même s'ils ne le disent pas du premier coup.
Je pense que vous avez deviné que .je suis un POLY HANDICAPE, c'est à dire quelqu'un qui se caractérise par un détïcit moteur, par un déficit intellectuel et souvent par une incapacité à vivre en dehors d'institutions adaptées.
******,
D'après ce que je sais, certains handicaps ont "disparus" comme le "spina bifida" parce qu'on voit l'anomalie de la colonne vertébrale et que le handicap est plus que lourd à vivre tant pour celui qui en est porteur( incontinence, souvent pas de marche, scoliose, appareillage et troubles intellectuels plus ou moins importants) que pour les parents.
Aucun parent n'est "préparé" à vivre avec un enfant lourdement handicapé.
Il y a des techniques chirurgicales pour les tous petits qui permettent bien des "réparations", mais les conséquence de ces interventions et hospitalisations,existent et ne doivent pas être minimisées.
J'ai connu des bébés qui venaient au monde avec une fente labiale (bec de lièvre) et division palatine. Théoriquement cela se répare très bien (la lèvre à la naissance maintenant), mais parfois, il y a des interventions qui durent 20 ans, avec tout ce que cela signifie de souffrance, de différence.
Je n'ai aucune réponse; J'ai accompagné beaucoup d'enfants porteurs d'un handicap lourd et je me suis posé bien des questions.
Actuellement, il y a beaucoup d'enfants porteurs d'anomalie génétique (qui conduisent à des polyhandicaps) qui ne peuvent être "détectés.
Comme c'était mon métier, je propose un texte qui a été très apprécié à l'époque par les parents.
Catherine Lestang . Psychologue. Centre de Villiers sur Marne. 19 Janvier 1992
A PROPOS DES POL Y HANDICAPES.
POUR CEUX QUI VIVENT A VEC EUX.
QUI SUIS-JE?
J'ai des jambes, mais elles sont presque tou.jours incapables de me porter. Je ne peux donc pas me déplacer tout seul. Pourtant, par moment mes jambes, décident de donner comme des coups de pieds: elles se tendent toutes seules; cela me surprend, et surtout parfois cela me tait mal. En général je suis dans une poussette quand je suis petit, puis dans une coquille quand .je grandis. Mais je ne suis pas identifiable à cette coquille. . . Cela est censé me permettre d'avoir une meilleure vision du monde, et d'être assis comme tout le monde. Mais des fois, .j'aimerai en sortir, et sentir le contact d'autre chose que de ce truc en plastique, dans lequel je suis attaché pour ne pas tomber. En fait c'est surtout ça: comme .je n'ai pas de muscles, alors rien en moi ne tient, et si on me laisse sans appui alors .je m'effondre. Cela vous fait peur, cela me fait peur. Cela me fait peur, parce que des fois vous ne savez pas me porter, et j'ai peur que vous ne me lâchiez. Et des fois, j'ai l'impression que cela vous ferait plaisir, parce qu'un enfant, comme moi, ce n'est pas très gratifiant!
J'ai des bras et des mains, mais mes mains sont en général incapables d'attraper et de tenir quoique ce soit. Pourtant, mes mains sont bien souvent dans ma bouche, et parfois, .je peux m'opposer à celui où à celle qui veut me donner à manger, car Je ne suis pas capable de m'alimenter seul. Je suis totalement dépendant.
J'ai une tête, comme tout le monde, seulement voilà, ma tête a du mal à tenir dressée, comme la tête de tous les autres enfants. Elle tombe. Bien sûr, si on me demande de la , tenir, partois j'y arrive, surtout quand il me semble que cela fait plaisir à quelqu'un. Bien souvent, je ne suis pas vraiment capable de retenir ma salive, et je bave comme un tout petit beôé que .je ne suis plus. D'ailleurs, plus .je m'ennuie, plus je bave. Pourquoi ferai-je des efforts pour retenir quelque chose à l'intérieur de moi, si cela n'intéresse personne. Et puis cette sensation de chaleur , qui coule sur mes joues, ce n'est pas si désagréable. Souvent, j' ai du mal pour avaler, et si on me donne des morceaux, et bien, .i' avale tout rond et je risque de m'étrangler . Alors on me donne du mouliné ou du mixé. Trouver le véritable goût des aliments n'est guère facile, et pourtant j'ai comme tout le monde des goûts et des dégoûts, seulement comme .je ne peux m'exprimer qu'en fermant la bouche ou en tournant ma tête, comment taire comprendre que j'ai faim et que ce n'est pas bon'? Comment taire comprendre, que je peux comme un tout à chacun me lasser si on me donne trop souvent du pareil, du même. Je suis comme tout le monde, j'ai des goûts qui changent.
Je suis incapable d'articuler des sons, alors .je ne parle pas. Est-ce que cela veut dire que je ne comprenne rien, ni que je n'entende rien de ce qui se passe autour de moi, de ce que l'on dit de moi, de ce que l'on pense de moi? .l'aime qu'on me parle, qu'on me parle à moi. je n'aime pas quand on me nourrit sans s'occuper vraiment de moi, c'est à dire en parlant de quelque chose qui n'a vraiment rien à taire avec moi. Je ne suis pas qu'un tube digestif
Cela on le sait grâce à Monsieur Brazelton. Pourquoi oublie-t-on que pour moi, c'est la même chose.
Heureusement, .je suis capable de dire un tas de choses avec mon regard, mais êtes vous sûrs de ne jamais vous tromper, de ne jamais comprendre de travers.
Un autre problème avec moi, c'est que, comme je ne bouge pas, on dit que je ft'ai pas de motricité, je me constipe très facilement. Des fois, ce n'est vraiment pas de ma faute, c'est de la votre; et pourtant des fois, j'essaye de vous dire quelque chose, en retenant à l'intérieur de moi. Comme .je l'ai dé.jà dit, je ne parle pas, alors il faut bien que j'invente des trucs, qui sont d'ailleurs les trucs inventés par les bébés pour taire comprendre qu'il y a quelque chose qui ne va pas .
Qui vous dit que ,je ne souffre pas de ne pas pouvoir courir, de ne pas pouvoir attraper, de ne pas pouvoir me défendre, de ne pas pouvoir parler de ce que je sens'? Qui vous dit, que .je ne me rende pas compte des changements qui arrivent dans mon corps quand je grandis'?
Le problème avec moi, c'est que je sens et je ressens les émotions, les conflits, les sensations de ceux que .j'aime le plus. Seulement, personne ne m'explique rien. A ce propos je voudrais vous dire que parfois vous me soûlez avec des mots qui sont des mots action, qui cachent mal ce que vous sentez.
Bien sûr c'est gentil de me dire que vous allez faire ma toilette, c'est super, parce que vous ne le faites pas toujours, de nommer les différentes parties de mon corps, mais il y a des fois où cela vous embête de me nettoyer, et moi .je le sens. J'aimerai mieux que vous me le disiez, pour que je sache, si ça vient de moi, de mon corps que vous ne supportez plus, ou si c'est parce que vous avez des ennuis chez vous, des ennuis avec vos collègues de travail, des ennuis dans lesquels moi, je n'ai rien à voir . Comme ça ,je pourrai différencier ce qui vient de moi, et ce qui vient de vous, .je pourrai si vous m'aidez, faire un tri entre les émotions qui paIfois me submergent. D'ailleurs quand il yen a trop, alors je me ferme, .je m'exclue, parce que je ne suis pas équipé pour faire face à un trop de quelque chose.
Des fois, vous dites que .je suis autiste, ou psychotique. Vous le dites quand ,je ne communique pas, ou du moins quand vous ne comprenez pas, ce que j'ai à vous dire. Si seulement vous pouviez arrêter d'être aussi simpliste. Je suis, envers et contre tout, un être vivant, puisque d'une certaine manière ,ie ne me suis pas laissé mourir à certains moments de ma vie, ces moments qui .justement m'ont rendu différent.
Des fois, quand je me raidis, je vous dit quelque chose, seulement vous ne l'entendez qu'en termes d'opposition, alors que .j'essaye peut-être de vous dire que j'ai très mal dormi, que mon corps me tait mal partout et j'ai peur que vous ma fassiez encore plus mal... Je sais que les mouvement.~ stéréotypés ont très mauvaise presse, mais je n 'y peux rien. Ce sont des mouvements, les seuls, qui m'appartiennent en propre, que vous n'arrivez pas à imiter, les seuls que d'une certaine manière .je peux contrôler et qui me rassurent. Là .je suis enfin propriétaire de quelque chose...
C'est vrai que ,je ne suis pas outillé, parce que mon cerveau en a pris un coup depuis ma naissance, et parfois même avant, pour décoder le monde comme vous le décodez vous! Je n'ai pas les moyens de comprendre que le monde qui m'entoure, n'est pas si mauvais que ça. Mais comment voulez-vous que je comprenne que la kiné, que les interventions, c'est bon pour moi, alors que souvent ça me fait mal, et que ,je ne peux pas comprendre à quoi ça sert.
C'est vrai que ce trouble de la communication et de la relation, c'est ce qui vous ennuie le plus, parce que ça vous rappelle que vous n'êtes pas tout puissants. Des fois, c'est moi qui suis le plus fort, seulement en général je le paye cher, parce que .j'utilise des comportements archaïques, comme vous dites, c'est à dire des comportement qui touchent à ce qu'il y a de plus primitif en moi, comme la respiration qui s'altère, comme la peau qui s'abîme, comme le refus de manger avec des vomissements et des fausses routes.
Il faut aussi que vous sachiez, que même si mon cerveau est diffèrent du vôtre, la douleur , la souffrance, je connais. seulement je n'ai pas de moyen de vous dire où j'ai mal, ce qui me fait maJ. A vous d'essayer de trouver. On sait qu'un petit enfant qui souffre, se referme sur lui même, qu'il devient incapable d'entrer en relation avev les autres. Peut-être est-ce la même chose pour moi, peut-être est-ce à vous d'être plus inventif. Bien sûr parfois ,je suis capable d'émettre des bruits des sons, mais comment taire la part entre ma peur et ma douleur. Serez-vous un.jour capable d'entendre mes plaintes?
Pourquoi suis-je comme cela, c'est difficile à expliquer. ce qui est certain c'est que mon cerveau présente même si on n'est pas tou.jours capable de les trouver, des lésions. Des fois je suis né trop tôt, et je n'ai pas été capable de bien respirer alors mon cerveau en a souffert, et c'est irréparable. Des fois, j'ai attrapé un virus qui est venu attaquer mon cerveau et qui a fait des dégât~: en général cela s'appelle une méningite. Bien souvent, on ne sait pas pourquoi ,je suis comme ça. Il est posssible qu'il y ait du génétique là dedans. Des fois, j'ai été renversé par une voiture, et j'ai perdu tout ce que j'avais, tout ce que j'étais.
Et puis, comme vous tous, j'ai en général des parents, qui ont un .jour entendu quelqu'un leur dire que je n'étais pas normal, que je ne me développerai.jamais comme les autres, que jamais .je n'irai à l'école, que ,jamais je n'apprendrai à lire. De ce choc là, il y a de fortes chances qu'ils ne remettent jamais. Alors ils vont peut-être avoir avec moi des attitudes très différentes de celles des autres parents, avec les enfants "pas comme moi " . Ils risquent de me considérer comme un tout petit, comme une chose qu'il tàut protéger, alors maJgré leur bonne volonté, ils risquent de ne pa.~ taire de moi, un petit d'homme, mais un petit quelque chose, parce que .jamais ils ne m'interdiront quoique ce soit. Peut-être avez-vous quelque chose à faire, car mes parents à moi, sont blessés à vie, même s'ils ne le disent pas du premier coup.
Je pense que vous avez deviné que .je suis un POLY HANDICAPE, c'est à dire quelqu'un qui se caractérise par un détïcit moteur, par un déficit intellectuel et souvent par une incapacité à vivre en dehors d'institutions adaptées.
******,
Ps147,18 Il envoie sa parole : survient le dégel ; il répand son souffle : les eaux coulent.
Re: Docteur, un enfant parfait, s'il vous plait !
Merci beaucoup pour ce texte, ça fait réfléchir 

GAOU
Re: Docteur, un enfant parfait, s'il vous plait !
Merci pour ce partage.
J'ai un frère trisomique et je l'aime.
J'ai un frère trisomique et je l'aime.
Jacqueline
Henry David Thoreau
Mon ami est celui qui m'accepte pour ce que je suis.
Henry David Thoreau
Mon ami est celui qui m'accepte pour ce que je suis.
Re: Docteur, un enfant parfait, s'il vous plait !
Il doit être très attachant, n'est-ce-pas, Jacqueline ?
debora
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Invoque-moi et je te répondrai, je t'annoncerai de grandes choses, des choses cachées que tu ne connais pas. (Jérémie 33.3)
Forum Relation d'aide chrétienne
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Re: Docteur, un enfant parfait, s'il vous plait !
Merci Gib...
Ce texte m'interpelle, et je crois que je vais le relire à l'occasion.
Ce texte m'interpelle, et je crois que je vais le relire à l'occasion.
Re: Docteur, un enfant parfait, s'il vous plait !
Merci pour ce texte.
Ephésiens 3 : 20 "A celui, qui, par la puissance qui agit en nous, peut faire infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons"
Psaume 34 : 23 "L'Eternel libère l'âme de ses serviteurs, et tous ceux qui se réfugient en Lui échapperont à la condamnation."
Psaume 34 : 23 "L'Eternel libère l'âme de ses serviteurs, et tous ceux qui se réfugient en Lui échapperont à la condamnation."

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