la culture de l'abusé
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la culture de l'abusé
Voici une partie de mes cours. Je trouve que elle est importante car elle permet de comprendre la culture de l'abus, et ainsi de comprendre comment vit une victime ou plutôt une survivante d'abus.
La culture de l ’abusé
Dieu crée l’homme à son image ; l’homme est fait pour relationner (entrer en relation). La base de cette relation c’est l’alliance, faire alliance pour le couple. Le moyen de vivre cette alliance c’est la sexualité ; il y a un enjeu dans cette sexualité qui est donnée par Dieu pour que le couple puisse rester ensemble.
La sexualité est un moyen donné au couple pour apprendre à se donner, à se découvrir, à se partager, à se recevoir dans l’amour. Cette alliance est nécessaire pour se laisser guider et se dire que quoi qu’il arrive, je resterai avec celui que j’ai choisi. Cela ne va pas dépendre de mes performances, de qui je suis. Même s’il y a des échecs, on reste.
Dans ce cadre là, l’intimité est une chose qui doit se développer. Elle doit se développer dans le temps, ce n'est pas quelque chose d’acquis, d’inné et qui fait qu’on commence à vivre ensemble. D’ailleurs la pornographie dit un mensonge!
La sexualité et l’intimité sont appelées à se développer en leur temps et dans un ordre donné pour arriver à leur summum…
C’est pourquoi l’ennemi (l’abus sexuel) attaque dans l’enfant cette capacité à relationner. En intervenant trop vite et dans le fait que l’enfant va vivre des choses qu’il n’est pas prêt a vivre, le corps n’est pas prêt, ça va casser en lui certaine aptitude notamment l’aptitude à relationner avec l’autre, plus tard a créer une famille harmonieuse.
C’est un défi de relationner avec une personne de sexe opposé parce que relationner avec Dieu c’est relationner avec un tout Autre. Dieu n’est pas homme, et on ne peu pas calquer sur lui notre manière de penser, Dieu est Autre, totalement Autre, et l’intermédiaire entre Dieu et nous c’est découvrir la relation entre nous et quelqu’un du sexe opposé.
Quelle que soit la culture, car dans certaine culture l’inceste est permis, les conséquences sont-la !
Aborder ce problème sous une notion de culture c’est important car on apprend un concept qu’on ne savait pas avant. Avant on envoyait des missionnaires sans préparation dans les pays pour évangéliser et puis souvent les gens vivaient des expériences où les portes étaient fermée parce qu’il n’avait pas appris et compris qu’il fallait qu’ils comprennent leur culture, qu’ils comprennent la manière dont l’autre perçoit le monde, perçoit Dieu, pour pouvoir s’intégrer dans cette culture et à partir de la, trouver les moyens pour aller s’intégrer dans cette culture.
Maintenant, ils (les missionnaires ou les thérapeutes) vont apprendre la culture, ils vont apprendre la langue, ils vont apprendre les choses importantes pour que quand ils arrivent, ils ne soient pas comme un cheveu dans la soupe. C’est la même chose si on apprend la culture de l’abus, on va développer des moyens pour pouvoir rejoindre l’autre dans sa culture et pas rentrer avec notre culture carrée dans quelque chose de rond et pousser l’autre dans notre culture. Non c’est à nous à apprendre leur langage, pour pouvoir le rejoindre de la meilleure manière possible et pas fermer des portes qui pourraient se créer. Toucher à ce problème, c’est s’investir dans une dimension qui nous dépasse : c’est se placer au cœur du combat spirituel, c’est mettre le pied dans un domaine qui touche à la vie et a la mort.
Voici les différents points de cette culture :
1. Cette vie de survivance
On parle de survivant d’abus qui est un terme positif par rapport au terme de victime d’abus. Les gens ont été victime, enfants ils ont été victime et c’est pas quelque chose qu’ils n’ont rien pu faire, ils sont devenus " survivant ", ils ont appris à vivre par-dessus. Et quelqu’un qui vient vous voir avec un passé d’abus, se dire (et lui dire) waaaa, comment avez vous fait pour tenir jusqu'à présent c’est fondamental pour lui.
Même si les gens se battent avec des idées de suicide, dire vous avez tenu le coup malgré tout et simplement dire ça, c’est énorme pour une personne parce qu’elle se voit tellement négative, de pouvoir dire : non vous avez développé des moyens pour pouvoir continué a vivre, et c’est moyen oui c’est Dieu qui les as mis dans l’enfant cette capacité à continuer à aller de l’avant et souvent ces moyens qui ont été développés. Et bien, ils ont servi pour un temps mais ce sont des moyens qu’ils ont découverts eux mêmes pour gérer et qu’ensuite ils peuvent apprendre à donner à Dieu, car a un moment donné, elles ont été des béquilles, mais elles deviennent trop lourdes et peuvent empêcher de marcher et de courir.
Donc leur faire se rendre compte que ces béquilles, elles n’en ont plus besoin, elles ne sont plus adéquates et il faut les lâcher pour prendre ce que Dieu donne et pouvoir se mettre à vivre pleinement.
Les différents moyens de survie :
- parfois les mutilations sont un moyen de survie, c’est créer une souffrance pour inhiber une autre souffrance. Certains vont s’automutiler car la souffrance intérieure il n’y a pas de mots pour la dire, c’est indicible, c’est diffus, donc on se fait du mal car ça donne un sens à sa souffrance ; pour d’autre l’automutilation c’est se faire du mal pour se sentir vivant, elles sont coupées de leur corps ; pour d’autres personnes ce sera une manière d’exprimer leur colère, leur haine, ou une manière de se punir.
- Il y a aussi le déni, il ne s’est rien passé, c’est cette capacité de mettre ca en arrière, de ne pas vouloir voir la réalité. (voir le livre en danger de silence de C.Angelet.)
Le déni c’est le premier stade et on peut arriver jusqu'à l’oubli, l’amnésie. Le déni est souvent volontaire car il vaut mieux dire que ce n’est pas arrivé et ainsi arrivé.
- minimiser ou rationalisé (c’est arrivé qu’une fois), pour donner un sens à ce qu’on vit, pour excuser l’abuseur.
-congeler l’émotion, des gens racontent leur histoire sans aucunes émotions, Il y a des gens qui ont développer un tel monde imaginaire qu’ils ne savent plus la différence entre la réalité et leur monde, ils ont des absences mentales, comme des rêves éveillés, pour eux s’évader dans un monde imaginaire, c’est un monde sans danger, c’est un point de résilience pour les enfants.
- Il y a aussi la dissociation : c’est le mental qui se sépare du corps, ; les gens peuvent détester leur corps, ou ne pas être en contact avec leur corps un peu comme la décorporation (sortir de son corps, expériences qui existe notamment lors d’abus rituel)
-Il y a les drogués du travail, tant qu’ils travaillent, ils ne pensent pas, ils se lancent à fond dans des activités.
-Il y a aussi le complexe du sauveur, ce qui est important, c’est l’autre…On s’accommode aux besoins des autres(forme de Co dépendance). On est tellement bien vu quand on aide les autres. Ils se battent pour les autres.
- Tendance suicidaire, pour certain, c’est une porte de sortie, chez la plupart des survivants d'abus, il y a cette lutte contre cette mort. Il y a un flirt avec la mort, on vit une vie dangereuse, on va faire des sports dangereux, ou une conduite dangereuse, car pour eux la mort ce n’est pas mourir pour mourir, c’est mourir pour que la souffrance s’arrête, c’est la cessation du combat, c’est ce qu’ils cherchent dans la mort.
2. Les Relations dysfonctionnelles.
Ils acceptent une amitié mais quand certaines personnes s’intéressent trop à eux, ils cassent et fuient. Car ils veulent garder les autres à distance. Lorsque la distance diminue, ça peut être dangereux, peur d’être trop proche.
On se sent obligé de tout dire, de tout révélé et on doit apprendre, car la confiance s’apprend, on ne peu pas donné sa confiance illico a une personne, c’est important de voir si la personne est une personne de confiance,
Les 3 rôles dans une famille dysfonctionelles que l’enfant a connu :
- abuseur
- victime
- sauveur.
Les gens peuvent passer de l’un a l’autre, être victime a la maison, et bourreau a l’école
3 - Sexualité traumatisante
Elle est liée à l’abus sexuel, l’enfant n’est pas fait pour vivre la sexualité ; il y a une perturbation du développement psycho sexuel de l’enfant, l’enfant n’est pas prêt a la sexualité. Il y a un temps pour tout ! Le corps a une mémoire et il se souvient! Et les pulsions sexuelles, l’odeur peut avoir un effet sur les personnes ; par exemple quand dans un mariage une des personne évite la relation sexuelle.
Si on stimule un corps, il va y avoir une excitation sexuelle, par la suite cette capacité a être excitée peut être cassé, mais elle existe, il y a des personnes qui ne ressentent plus rien.
Pour d’autres personnes la sexualité va être très importante parce qu’ils vont essayer de recherché une bonne expérience sexuelle comme pour dépasser les mauvaises expériences. Ils sont en recherche de quelque chose qui est OK. Ils cherchent après une chimère.
Pour la prostitution, : certaine personne ont été un objet, ils continuent à l’être parce qu’ils ne savent pas dire non. Certaines personnes vont utiliser la prostitution pour se venger des hommes, ils se disent parce que je suis prostituée, les hommes viennent me demander, c’est moi qui suis maître ! , c’est une manière qu’ils ont trouvé pour gérer leur trauma.
Il y a aussi la confusion de l’identité sexuelle(suis-je une fille ou un garçon ?)
Certains vont répéter ce qu’ils ont subi, ils vont parfois juste essayer pour essayer de comprendre, comprendre pourquoi l’autre a fait ca sur moi quand j’étais enfant ? .Ils vont cherche pour essayer de comprendre et ainsi répondre à leur question.
4. La trahisons.
En vivant l’intrusion, l’enfant a été trahi parce qu’il n’a pas été respecté pour ce qu’il est. On a dépassé ses frontières.
L’enfant va développer une méfiance de soi, le corps peut faire des choses que je n’aime pas, et une méfiance de l’autre, et ils vont se méfier de la gentillesse, car il se dit : quand on est gentil avec moi, quand on s’intéresse à moi, qu’est ce que ça cache ? Qu’est ce qu’il y a le derrière ?
Ca va amener la souffrance, qui va être la aux creux de leur vie, c’est pour ca que c’est important d’amener les gens à mettre des mots sur cette souffrance et prier pour qu’elle ne devienne pas une punition, bien souvent des mots non prononcés deviennent des maux qui souvent affectent le corps.
Ca va amener aussi la colère, chez chaque survivant il y a une grosse dose de colère, souvent les gens n’osent pas l’exprimer, elle est enfuie, pourtant elle est légitime, en soit, c’est une aide, une énergie pour osée changée. On peu bénir la colère et l’appelé a la vie. La colère elle est faite pour aider à gérer la situation, pour pouvoir dire ce n’est pas juste, je ne suis pas d’accord.
Elle peut devenir une aide pour s’en sortir, pour se tenir debout. On confond souvent colère et violence, parce qu’on ne sait pas comment se mettre en colère. , Mais on peut inviter Jésus, par " maranhata "à venir dans cette colère : vient la bénir permet lui d’être vécue sans péché.
5 - L’impuissance
La faiblesse est un danger, faut surtout pas être faible ; faut qu’on puisse être en contrôle, le sens aigu d’impuissance a amener la peur, elle amène souvent beaucoup de peur chez les survivants ; c’est une blessure qui s’est développée.
Peur des inconnus, phobies qui se développent, du coup ils ont besoin de contrôler, d’être en contrôle ; c’est important de leur demandé ce qu’on peut faire, ne pas les mettre devant des choses qui tout a coup les surprennent parce qu’ils ne s’y attendent pas, être toujours claire dans ce qu’on va faire, quand on prie, ne jamais se mettre derrière une personne, être à coté ou devant.
Souvent il y a la culpabilité qui est liée au sentiment d’impuissance, j’aurai du dire non et je n’ai pas dit non. Ca peut développer une certaine agressivité, les hommes souvent la tournent vers l’extérieur et les femmes vers l’intérieur.
6. La Stigmatisation.
l’impression d’être pas comme les autres : cette impression est profondément encrée dans la personne, que la personne se souvienne ou non de son histoire.
C’est ce sentiment d’être pas comme les autres, d’être marqué, ce sentiment d’être étranger dans son propre pays, et cette impression que tout le monde le voie va créer une difficulté a être à l’aise avec les autres, parce que la personne elle pourrait tellement voir qui je suis…ca va amener à une solitude parce que souvent on se coupe des autres, les gens ne sont pas facilement sociables. Les enfants vont souvent développer deux facettes, une facette qui est sociable et une autre qui est solitaire.
Ca amène aussi la tristesse, il y a une tristesse qui est la, parce qu’on a le sentiment que la vie nous a pas fait de cadeau, la vie est dure je dois me battre, tout est pour les autres. Et cette tristesse peut se muer en dépression ou en maladie psychosomatique.
7. La honte
ce sentiment de honte, il y a ce besoin de cacher cette honte, cette honte de ce qui est arrivé, de ce que la personne elle est marquée, et cette honte aussi parce qu’ils n’ont pas connu le respect. Cette honte va devenir toxique, cette honte qui est plus le fait que d’avoir vécu l’abus mais qui va imprégner toute l’identité. et c’est souvent face à ce sentiment de honte qui est très profond, qui imprègne tout, qui va devenir comme une entité et qui va amener la personne a des dépendances
8 Les dépendances
Les dépendances sont un moyen de diminuer cette souffrance intérieure, elles sont un moyens pour un cour laps de temps de se faire du bien, de diminuer cette souffrance intérieure, exemple de dépendance (la dépendance aux médocs, aux drogues, à l’alcool, à l’alimentation…) la codépendance
9 le secret.
Il y a aussi la notion de secret qui enferme l’enfant.
"Cherche la Paix et poursuis- la"St Benoit
Dernière édition par calinou le Mer 30 Avr - 19:45, édité 3 fois

calinou- Expert du forum


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Re: la culture de l'abusé
Merci Calinou pour cette synthèse très intéressante. Je prendrai le temps de la lire en détail ce soir.


Dernière édition par Plouf le Mar 29 Avr - 21:34, édité 1 fois
Re: la culture de l'abusé
Moi aussi, j'ai lu vite, je relirai demain, mais ce que j'en ai vu est très intéressant et très juste.
Aimer, ce n'est pas se regarder l'un l'autre,
C'est regarder ensemble dans la même direction.
(Antoine de Saint-Exupéry)
C'est regarder ensemble dans la même direction.
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Noëlle- Pilier


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Re: la culture de l'abusé
C'est très intéressant.
Merci Calinou de ce bon résumé.
Giboulée
Merci Calinou de ce bon résumé.
Giboulée
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giboulée- Modo


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Re: la culture de l'abusé
Merci calinou
je me régale
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Re: la culture de l'abusé
Merci Calinou, je vais prendre mon temps pour tout bien lire 

Lotus- Pilier


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Re: la culture de l'abusé
Merci, calinou, je viens enfin de prendre le temps de bien lire. C'est très intéressant..
debora
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debora- Admin


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Re: la culture de l'abusé
Merci Calinou, c'est un texte que je relirai.
Zénon ! Cruel Zénon ! Zénon d'Elée !
M'as-tu percé de cette flèche ailée
Qui vibre, vole et qui ne vole pas !
(Paul Valéry - Le cimetière marin)
M'as-tu percé de cette flèche ailée
Qui vibre, vole et qui ne vole pas !
(Paul Valéry - Le cimetière marin)

Aliane- Habitué


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